« mer hypocrite, image de mon cœur ; terre, au sein mystérieux ; habitants des sphères ; univers entier ; Dieu, qui l'as créé avec magnificence, c'est toi que j'invoque : montre-moi un homme qui soit bon !... » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Ô toi, dont je ne veux pas écrire le nom sur cette page qui consacre la sainteté du crime, je sais que ton pardon fut immense comme l'univers. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« et que des spectres s'asseoient au chevet de son lit, et lui jettent à la face, poussés malgré eux par une force inconnue, tantôt d'une voix douce, tantôt d'une voix pareille aux rugissements des combats, avec une persistance implacable, ce surnom toujours vivace, toujours hideux, et qui ne périra qu'avec l'univers. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« - Mon fils, ne t'endors point, bercé par les rêves de l'enfance : la prière en commun n'est pas commencée et tes habits ne sont pas encore soigneusement placés sur une chaise... A genoux ! Éternel créateur de l'univers, tu montres ta bonté inépuisable jusque dans les plus petites choses. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« la curiosité naquit avec l'univers. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« le créateur de l'univers, je lui ai toujours conservé mon amour ; mais, si, après la mort, nous ne devons plus exister, pourquoi vois-je, la plupart des nuits, chaque tombe s'ouvrir, et leurs habitants soulever doucement les couvercles de plomb, pour aller respirer l'air frais.
- Arrête-toi dans ton travail. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Tu dois être puissant ; car, tu as une figure plus qu'humaine, triste comme l'univers, belle comme le suicide. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Je pourrais, cousant tes paupières avec une aiguille, te priver du spectacle de l'univers, et te mettre dans l'impossibilité de trouver ton chemin ; ce n'est pas moi qui te servirai de guide. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il commençait à me sembler que l'univers, avec sa voûte étoilée de globes impassibles et agaçants, n'était peut-être pas ce que j'avais rêvé de plus grandiose. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« O pou, à la prunelle recroquevillée, tant que les fleuves répandront la pente de leurs eaux dans les abîmes de la mer ; tant que les astres graviteront sur le sentier de leur orbite ; tant que le vide muet n'aura pas d'horizon ; tant que l'humanité déchirera ses propres flancs par des guerres funestes ; tant que la justice divine précipitera ses foudres vengeresses sur ce globe égoïste ; tant que l'homme méconnaîtra son créateur, et se narguera de lui, non sans raison, en y mêlant du mépris, ton règne sera assuré sur l'univers, et ta dynastie étendra ses anneaux de siècle en siècle. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« la terre ne lui montre que des illusions et des fantasmagories morales ; mais vous, ô mathématiques concises, par l'enchaînement rigoureux de vos propositions tenaces et la constance de vos lois de fer, vous faites luire, aux yeux éblouis, un reflet puissant de cette vérité suprême dont on remarque l'empreinte dans l'ordre de l'univers. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Aux époques antiques et dans les temps modernes, plus d'une grande imagination humaine vit son génie, épouvanté, à la contemplation de vos figures symboliques tracées sur le papier brûlant, comme autant de signes mystérieux, vivants d'une haleine latente, que ne comprend pas le vulgaire profane et qui n'étaient que la révélation éclatante d'axiomes et d'hyéroglyphes éternels, qui ont existé avant l'univers et qui se maintiendront après lui. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« le trouble est passé ; il persévère dans sa résolution ; et il est glorieux, d'après lui, de vaincre tôt ou tard le Grand-Tout, afin de régner à sa place sur l'univers entier, et sur des légions d'anges aussi beaux. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« O Créateur de l'univers, je ne manquerai pas, ce matin, de t'offrir l'encens de ma prière enfantine. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Que l'univers entier entonne, à chaque heure du temps, ton cantique éternel ! Les oiseaux te bénissent, en prenant leur essor dans la campagne. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Oh ! vous ne saurez jamais comme de tenir constamment les rênes de l'univers devient une chose difficile ! le sang monte quelquefois à la tête, quand on s'applique à tirer du néant une dernière comète, avec une nouvelle race d'esprits. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Adieu, je ne te retarderai pas davantage ; et, pour t'instruire et te préserver, réfléchis au sort fatal qui m'a conduit à la révolte, quand peut-être j'étais né bon ! Tu raconteras à ton fils ce que tu as vu ; et, le prenant par la main, fais-lui admirer la beauté des étoiles et les merveilles de l'univers, le nid du rouge-gorge et les temples du Seigneur. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« De telle manière que, quant à ce qui me concerne, tournant machinalement les yeux du côté de l'envergure remarquable de ces puissantes bouches, je me disais, en moi-même, qu'à moins qu'on ne trouvât dans la totalité de l'univers un pélican, grand comme une montagne ou du moins comme un promontoire (admirez, je vous prie, la finesse de la restriction qui ne perd aucun pouce de terrain), aucun bec d'oiseau de proie ou mâchoire d'animal sauvage ne serait jamais capable de surpasser, ni même d'égaler, chacun de ces cratères béants, mais trop lugubres. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« N'est-ce pas qu'un homme, amant d'un pareil martyre, ne se trouverait pas dans l'univers entier ? je ne connais pas ce que c'est que le rire, c'est vrai, ne l'ayant jamais éprouvé par moi-même. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Il a voulu prouver que lui seul est le monarque de l'univers, et c'est en cela qu'il s'est trompé. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Oh ! si au lieu d'être un enfer, l'univers n'avait été qu'un céleste anus immense, regardez le geste que je fais du côté de mon bas-ventre : oui, j'aurais enfoncé ma verge, à travers son sphyncter sanglant, fracassant, par mes mouvements impétueux, les propres parois de son bassin ! le malheur n'aurait pas alors soufflé, sur mes yeux aveuglés, des dunes entières de sable mouvant ; j'aurais découvert l'endroit souterrain où gît la vérité endormie, et les fleuves de mon sperme visqueux auraient trouvé de la sorte un océan où se précipiter ! Mais, pourquoi me surprends-je à regretter un état de choses imaginaire et qui ne recevra jamais le cachet de son accomplissement ultérieur ? Ne nous donnons pas la peine de construire de fugitives hypothèses. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Sinon, élevant à la hauteur de son front un regard irrité de tout obstacle, je lui ferai comprendre qu'il n'est pas le seul maître de l'univers ; que plusieurs phénomènes qui relèvent directement d'une connaissance plus approfondie de la nature des choses, déposent en faveur de l'opinion contraire, et opposent un formel démenti à la viabilité de l'unité de la puissance. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Par cela seul qu'un professeur de seconde se dit : "Quand on me donnerait tous les trésors de l'univers, je ne voudrais pas avoir fait des romans pareils à ceux de Balzac et d'Alexandre Dumas," par cela seul, il est plus intelligent qu'Alexandre Dumas et Balzac. » (Poésies I)
« O hurleurs maniaques que vous êtes !
Ne reniez pas l'immortalité de l'âme, la sagesse de Dieu, la grandeur de la vie, l'ordre qui se manifeste dans l'univers, la beauté corporelle, l'amour de la famille, le mariage, les institutions sociales. » (Poésies I)
« Il ne faut pas que l'univers s'arme pour le défendre. » (Poésies II)
« même quand l'univers le défendrait, il ne serait pas plus déshonoré que ce qui ne le préserve pas. » (Poésies II)
« l'homme sait que son règne n'a pas de mort, que l'univers possède un commencement. » (Poésies II)
« l'univers ne sait rien : c'est, tout au plus, un roseau pensant. » (Poésies II)
« C'est le dépositaire du vrai, l'amas de certitude, la gloire, non le rebut de l'univers. » (Poésies II)
« Avec les derniers, un enfant, survivant à l'univers, ne pourrait pas reconstruire l'âme humaine. » (Poésies II)
« De là, communication des êtres, harmonie de l'univers. » (Poésies II)
« détruit le spectacle de l'univers dans tous les âges. » (Poésies II)