voilà

Contextes de " voilà "

« Ils mouraient à soixante ans, et chacun ne manquait pas de s'écrier : "Ils ont fait le bien sur cette terre, c'est-à-dire qu'ils ont pratiqué la charité : voilà tout, ce n'est pas malin, chacun peut en faire autant." » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Voilà une centaine de léviathans qui sont sortis des mains de l'humanité. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Voilà que les animaux de la terre se réunissent aux hommes, font entendre leurs bizarres clameurs. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« le père ne revient pas de son étonnement :

- Voilà des cris que l'on entend quelquefois, dans le silence des nuits sans étoiles. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« O être humain ! te voilà, maintenant, nu comme un ver, en présence de mon glaive de diamant ! Abandonne ta méthode ; il n'est plus temps de faire l'orgueilleux : j'élance vers toi ma prière, dans l'attitude de la prosternation. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Je me trompe ; en voilà un qui apparaît subitement, comme s'il sortait de dessous terre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« - Voilà donc un de tes camarades qui te rendrait malheureux toute ta vie ; car, voyant que ta haine n'est que passive, il ne continuera pas moins de se narguer de toi, et de te causer du mal impunément. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Voilà où je voulais en venir, pour te faire comprendre sur quelles bases est fondée la société actuelle. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« En voilà pour quinze ans. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Une lampe et un ange qui forment un même corps, voilà ce que l'on ne voit pas souvent. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Voilà précisément pourquoi il me serait douloureux de marcher à côté de ta cruelle tunique de saphir, non pas comme ton esclave, mais pouvant l'être d'un moment à l'autre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« C'était le matin ; le soleil se leva à l'horizon, dans toute sa magnificence, et voilà qu'à mes yeux se lève aussi un jeune homme, dont la présence engendrait des fleurs sur son passage. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Voilà ma résolution ; rien ne le changerait... Un son sec s'entendit, et la tête aussitôt s'enfonça, pour ne plus reparaître. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Ils tournent en rond en nageant, ne se perdent pas de vue, et se disent à part soi : "Je me suis trompé jusqu'ici ; en voilà un qui est plus méchant." » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« l'heure est arrivée ; me voilà. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Les voilà qui tracent des cercles dont la concentricité diminue, espionnant leurs moyens réciproques, avant de combattre ; ils font bien. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Voilà l'aigle, qui sort de cette caverne. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« A mon tour, je leur racontai l'événement, et je m'approchai de la porte, pour remettre le pied sur le sentier ; mais, voilà qu'après avoir fait une centaine de mètres, je revins machinalement sur mes pas, j'entrai de nouveau dans la chaumière, et, m'adressant à leurs propriétaires naïfs, je m'écriai : "Non, non... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Je ne suis pas si méchant que toi : voilà pourquoi ton génie s'incline de lui-même devant le mien ... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Si je lui fais signe de rester à sa place, voilà qu'il me renvoie le même signe... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« les petits enfants et les vieilles femmes qui me poursuivent à coups de pierre, poussent ces gémissements lamentables : "Voilà la chevelure de Falmer." » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Voilà plus de trente ans que je n'ai pas encore dormi. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« O misérable ! as-tu attendu jusqu'à cette heure pour entendre les murmures et les complots qui, s'élevant simultanément de la surface des sphères, viennent raser d'une aile farouche les rebords papillacés de ton destructible tympan ? Il n'est pas loin, le jour, où mon bras te renversera dans la poussière, empoisonnée par ta respiration, et, arrachant de tes entrailles une nuisible vie, laissera sur le chemin ton cadavre, criblé de contorsions, pour apprendre au voyageur consterné, que cette chair palpitante, qui frappe sa vue d'étonnement, et cloue dans son palais sa langue muette, ne doit plus être comparée, si l'on garde son sang-froid, qu'au tronc pourri d'un chêne, qui tomba de vétusté ! Quelle pensée de pitié me retient devant ta présence ? Toi-même, recule plutôt devant moi, te dis-je, et va laver ton incommensurable honte dans le sang d'un enfant qui vient de naître : voilà quelles sont tes habitudes. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« J'ai remarqué que, lorsque je bois à la gorge le sang de ceux qui se couchent à côté de moi (c'est à tort que l'on me suppose vampire, puisqu'on appelle ainsi des morts qui sortent de leur tombeau ; or, moi, je suis un vivant), j'en rejette le lendemain une partie par la bouche : voilà l'explication de la salive infecte. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Chacun a le bon sens de confesser sans difficulté (quoique avec un peu de mauvaise grâce) qu'il ne s'aperçoit pas, au premier abord, du rapport, si lointain qu'il soit, que je signale entre la beauté du vol du milan royal, et celle de la figure de l'enfant, s'élevant doucement, au-dessus du cercueil découvert, comme un nénuphar qui perce la surface des eaux ; et voilà précisément en quoi consiste l'impardonnable faute qu'entraîne l'inamovible situation d'un manque de repentir, touchant l'ignorance volontaire dans laquelle on croupit. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Hélas ! nous sommes maintenant arrivés dans le réel, quant à ce qui regarde la tarentule, et, quoique l'on pourrait mettre un point d'exclamation à la fin de chaque phrase, ce n'est peut-être pas une raison pour s'en dispenser ! elle s'est assurée que le silence règne aux alentours ; la voilà qui retire successivement des profondeurs de son nid, sans le secours de la méditation, les diverses parties de son corps, et s'avance à pas comptés vers la couche de l'homme solitaire. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« je veux dire, afin de ne pas me faire mieux comprendre, mais seulement pour développer ma pensée qui intéresse et agace en même temps par une harmonie des plus pénétrantes, que je ne crois pas qu'il soit nécessaire, pour arriver au but que l'on se propose, d'inventer une poésie tout à fait en dehors de la marche ordinaire de la nature, et dont le souffle pernicieux semble bouleverser même les vérités absolues ; mais, amener un pareil résultat (conforme, du reste, aux règles de l'esthétique, si l'on y réfléchit bien), cela n'est pas aussi facile qu'on le pense : voilà ce que je voulais dire. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Voilà ce qu'aucun n'a dit. » (Poésies I)

« Voilà tout. » (Poésies II)

« Voilà pourquoi j'ai complètement changé de méthode, pour ne chanter exclusivement que l'espoir, l'espérance, le CALME, le bonheur, le DEVOIR. » (Lettre VII (12/3/1870))