« Comme alors le repentir est vrai ! » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« C'est possible ; c'est même assez vrai ; mais l'océan lui est plus redoutable que lui à l'océan : c'est ce qu'il n'est pas nécessaire de prouver. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Il est vrai... je ne rêve pas ! Qui es-tu donc, toi, qui te penches là pour creuser une tombe, tandis que, comme un paresseux qui mange le pain des autres, je ne fais rien ? C'est l'heure de dormir, ou de sacrifier son repos à la science. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« - Oui, oui, c'est vrai, je voulais rire ; ne fais plus attention à ce que j'ai dit. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Il s'est affaissé, et le fossoyeur s'est empressé de le soutenir !
- Qu'as-tu ?
- Oui, oui, c'est vrai, j'avais menti... j'étais fatigué quand j'ai abandonné la pioche... c'est la première fois que j'entreprenais ce travail... ne fais plus attention à ce que j'ai dit. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« J'ai vu se ranger, sous les drapeaux de la mort, celui qui fut beau ; celui qui, après sa vie, n'a pas enlaidi ; l'homme, la femme, le mendiant, les fils de rois ; les illusions de la jeunesse, les squelettes des vieillards ; le génie, la folie ; la paresse, son contraire ; celui qui fut faux, celui qui fut vrai ; le masque de l'orgueilleux, la modestie de l'humble ; le vice couronné de fleurs et l'innocence trahie. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Je ne suis qu'un simple habitant des roseaux, c'est vrai ; mais, grâce à ton propre contact, ne prenant que ce qu'il y avait de beau en toi, ma raison s'est agrandie, et je puis te parler. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Si tu détestais un de tes camarades, est-ce que tu ne serais pas malheureux de songer qu'à chaque instant tu aies sa pensée devant tes yeux ?
- C'est vrai. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il est vrai que, lorsque tu descends en toi-même, pour scruter ta conduite souveraine, si le fantôme d'une injustice passée, commise envers cette malheureuse humanité, qui t'a toujours obéi, comme ton ami le plus fidèle, dresse, devant toi, les vertèbres immobiles d'une épine dorsale vengeresse, ton œil hagard laisse tomber la larme épouvantée du remords tardif, et qu'alors, les cheveux hérissés, tu crois, toi-même, prendre, sincèrement, la résolution de suspendre, à jamais, aux broussailles du néant, les jeux inconcevables de ton imagination de tigre, qui serait burlesque, si elle n'était pas lamentable ; mais, je sais aussi que la constance n'a pas fixé, dans tes os, comme une moelle tenace, le harpon de sa demeure éternelle, et que tu retombes assez souvent, toi et tes pensées, recouvertes de la lèpre noire de l'erreur, dans le lac funèbre des sombres malédictions. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Vains efforts ! Vains efforts, ai-je dit, et c'est vrai. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Tant l'homme inspire de l'horreur à son propre semblable ! Peut-être que, lorsque j'avance cela, je me trompe ; mais, peut-être qu'aussi je dis vrai. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Oui, n'est-ce pas ? Il n'en est pas moins vrai que je n'avais pas parlé de la destruction des rhinocéros ! Si certains amis me prétendaient le contraire, je ne les écouterais pas, et je me rappellerais que la louange et la flatterie sont deux grandes pierres d'achoppement. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Pour clore ce petit incident, qui s'est lui-même dépouillé de sa gangue par une légèreté aussi irremédiablement déplorable que fatalement pleine d'intérêt (ce que chacun n'aura pas manqué de vérifier, à la condition qu'il ait ausculté ses souvenirs les plus récents), il est bon, si l'on possède des facultés en équilibre parfait, ou mieux, si la balance de l'idiotisme ne l'emporte pas de beaucoup sur le plateau dans lequel reposent les nobles et magnifiques attributs de la raison, c'est-à-dire, afin d'être plus clair (car, jusqu'ici je n'ai été que concis, ce que même plusieurs n'admettront pas, à cause de mes longueurs, qui ne sont qu'imaginaires, puisqu'elle remplissent leur but, de traquer, avec le scalpel de l'analyse, les fugitives apparitions de la vérité, jusqu'en leurs derniers retranchements), si l'intelligence prédomine suffisamment sur les défauts sous le poids desquels l'ont étouffée en partie l'habitude, la nature et l'éducation, il est bon répété-je pour la deuxième et la dernière fois, car, à force de répéter, on finirait, le plus souvent ce n'est pas faux, par ne plus s'entendre, de revenir la queue basse, (si, même, il est vrai que j'aie une queue) au sujet dramatique cimenté dans cette strophe. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« N'est-il pas vrai que tu m'écoutes avec attention ? Si tu m'écoutes davantage, ta tristesse sera loin de se détacher de l'intérieur de tes narines rouges. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Écoute, à moins que tu ne sois la faible condensation d'un brouillard (tu caches ton corps quelque part, et je ne puis le rencontrer) : un matin, que je vis une petite fille qui se penchait sur un lac, pour cueillir un lotus rose, elle affermit ses pas, avec une expérience précoce ; elle se penchait vers les eaux, quand ses yeux rencontrèrent mon regard (il est vrai que, de mon côté, ce n'était pas sans préméditation). » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« C'est vrai, les maisons existent ; mais ce n'est pas un paradoxe d'affirmer, à voix basse, que tu ne pourrais en dire autant de ceux qui n'y existent plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Et, cependant, quoique je réserve une bonne part au sympathique emploi de la métaphore (cette figure de rhétorique rend beaucoup plus de services aux aspirations humaines vers l'infini que ne s'efforcent de se le figurer ordinairement ceux qui sont imbus de préjugés ou d'idées fausses, ce qui est la même chose), il n'en est pas moins vrai que la bouche risible de ces paysans reste encore assez large pour avaler trois cachalots. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« N'est-il pas vrai, mon ami, que, jusqu'à un certain point, ta sympathie est acquise à mes chants ? Or, qui t'empêche de franchir les autres degrés ? la frontière entre ton goût et le mien est invisible ; tu ne pourras jamais la saisir : preuve que cette frontière elle-même n'existe pas. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« N'est-ce pas qu'un homme, amant d'un pareil martyre, ne se trouverait pas dans l'univers entier ? je ne connais pas ce que c'est que le rire, c'est vrai, ne l'ayant jamais éprouvé par moi-même. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Pour le moment et pour plus tard, vous n'avez pas besoin d'en savoir davantage ! Des considérations nouvelles me paraissent superflues, car elle ne feraient que répéter, sous une autre forme, plus ample, il est vrai, mais identique, l'énoncé de la thèse dont la fin de ce jour verra le premier développement. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il résulte, des observations qui précèdent, que mon intention est d'entreprendre, désormais, la partie analytique ; cela est si vrai qu'il n'y a que quelques minutes seulement, que j'exprimai le vœu ardent que vous fussiez emprisonné dans les glandes sudoripares de ma peau, pour vérifier la loyauté de ce que j'affirme, en connaissance de cause. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il a comme quelques lueurs, excessivement rares, il est vrai, dont je ne m'arrêterai pas à démontrer le vague qui les recouvre ; cependant, il lui est impossible de deviner la réalité. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« la queue de poisson ne volera que pendant trois jours, c'est vrai ; mais, hélas ! la poutre n'en sera pas moins brûlée ; et une balle cylindro-conique percera la peau du rhinocéros, malgré la fille de neige et le mendiant ! C'est que le fou couronné aura dit la vérité sur la fidélité des quatorze poignards. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Quand même je n'aurais aucun événement de vrai à vous faire entendre, j'inventerais des récits imaginaires pour les transvaser dans votre cerveau, Mais, le malade ne l'est pas devenu pour son propre plaisir ; et la sincérité de ses rapports s'allie à merveille avec la crédulité du lecteur. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Quoiqu'ils ne se fussent jamais vus, ils se reconnurent ! Vrai, c'était touchant de voir ces deux êtres, séparés par l'âge, rapprocher leurs âmes par la grandeur des sentiments. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il n'en est pas moins vrai que les draperies en forme de croissant de lune n'y reçoivent plus l'expression de leur symétrie définitive dans le nombre quaternaire : allez-y voir vous-même, si vous ne voulez pas me croire. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« le reste serait hors du vrai, avec trace de faux, par conséquent nul, et considéré, forcément, comme non avenu. » (Poésies I)
« C'est le dépositaire du vrai, l'amas de certitude, la gloire, non le rebut de l'univers. » (Poésies II)
« C'est plus vrai. » (Poésies II)
« Rien n'est faux qui soit vrai ; rien n'est vrai qui soit faux. » (Poésies II)
« Rien n'est faux qui soit vrai ; rien n'est vrai qui soit faux. » (Poésies II)
Contextes de " vraie "
« la vraie douleur est incompatible avec l'espoir. » (Poésies I)
« Si on corrigeait les sophismes dans le sens des vérités correspondantes à ces sophismes, ce n'est que la correction qui serait vraie ; tandis que la pièce ainsi remaniée, aurait le droit de ne plus s'intituler fausse. » (Poésies I)
Contextes de " vraies "
« Les sens éclaircissent la raison par des apparences vraies. » (Poésies II)
Contextes de " vrais "
« Vieil océan, ô grand célibataire, quand tu parcours la solitude solennelle de tes royaumes flegmatiques, tu t'enorgueillis à juste titre de ta magnificence native, et des éloges vrais que je m'empresse de te donner. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)