Contextes de " éternel "
« Je t'assure, elle réjouiront les deux trous informes de
ton museau hideux, ô monstre, si toutefois tu t'appliques
auparavant à respirer trois mille fois de suite la conscience
maudite de l'Éternel ! » (Les Chants
de Maldoror - Chant I)
« -
Mon fils, ne t'endors point, bercé par les rêves de l'enfance :
la prière en commun n'est pas commencée et tes habits ne sont
pas encore soigneusement placés sur une chaise... A genoux ! Éternel
créateur de l'univers, tu montres ta bonté inépuisable jusque
dans les plus petites choses. » (Les Chants de Maldoror
- Chant I)
« le jour, sa pensée s'élance au-dessus des murailles de
la demeure de l'abrutissement, jusqu'au moment où il s'échappe,
ou qu'on le rejette, comme un pestiféré, de ce cloître éternel ;
cet acte se comprend. » (Les Chants de Maldoror -
Chant I)
« Ainsi donc, horrible Éternel,
à la figure de vipère, il a fallu que, non content davoir
placé mon âme entre les frontières de la folie et les pensées
de fureur qui tuent dune manière lente, tu aies cru, en
outre, convenable à ta majesté, après un mûr examen, de faire
sortir de mon front une coupe de sang ! ... . » (Les
Chants de Maldoror - Chant II)
« Qu'il n'arrive pas le jour où, Lohengrin et moi, nous
passerons dans la rue, l'un à côté de l'autre, sans nous
regarder, en nous frôlant le coude, comme deux passants pressés
! Oh ! qu'on me laisse fuir à jamais loin de cette supposition !
l'Éternel a créé le monde tel qu'il est : il
montrerait beaucoup de sagesse si, pendant le temps strictement
nécessaire pour briser d'un coup de marteau la tête d'une
femme, il oubliait sa majesté sidérale, afin de nous révéler
les mystères au milieu desquels notre existence étouffe, comme
un poisson au fond d'une barque. » (Les Chants de
Maldoror - Chant II)
« Il a le bras recourbé sur le front, l'autre main
appuyée contre la poitrine, comme pour comprimer les battements
d'un cur fermé à toutes les confidences, et chargé du
pesant fardeau d'un secret éternel. » (Les
Chants de Maldoror - Chant II)
« Que l'univers entier entonne, à chaque heure du temps,
ton cantique éternel ! Les oiseaux te
bénissent, en prenant leur essor dans la campagne. » (Les
Chants de Maldoror - Chant II)
Contextes de " éternelle "
« Ce n'est pas ta faute, si la justice éternelle
t'a créée." elle, à moi : "Un jour, les hommes me
rendront justice ; je ne t'en dis pas davantage. » (Les
Chants de Maldoror - Chant I)
« Balancé voluptueusement par les molles
effluves de ta lenteur majestueuse, qui est le plus grandiose
parmi les attributs dont le souverain pouvoir t'a gratifié, tu
déroules, au milieu d'un sombre mystère, sur toute ta surface
sublime, tes vagues incomparables, avec le sentiment calme de ta
puissance éternelle. » (Les Chants de Maldoror -
Chant I)
« Mais, la guerre éternelle a
placé son empire destructeur sur les campagnes, et moissonne
avec joie des victimes nombreuses. » (Les Chants de
Maldoror - Chant I)
« Je voudrais qu'il ne ressente pas, moi,
qui ne lui apprends rien de nouveau, une honte éternelle
pour mes amères vérités ; mais, la réalisation de ce
souhait ne serait pas conforme aux lois de la nature. » (Les
Chants de Maldoror - Chant II)
« Je pourrais, en prenant ta tête entre
mes mains, d'un air caressant et doux, enfoncer mes doigts avides
dans les lobes de ton cerveau innocent, pour en extraire, le
sourire aux lèvres, une graisse efficace qui lave mes yeux,
endoloris par l'insomnie éternelle de la vie. » (Les
Chants de Maldoror - Chant II)
« Ce regard les noua d'une amitié éternelle. »
(Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il est vrai que, lorsque tu descends en
toi-même, pour scruter ta conduite souveraine, si le fantôme
d'une injustice passée, commise envers cette malheureuse
humanité, qui t'a toujours obéi, comme ton ami le plus fidèle,
dresse, devant toi, les vertèbres immobiles d'une épine dorsale
vengeresse, ton il hagard laisse tomber la larme
épouvantée du remords tardif, et qu'alors, les cheveux
hérissés, tu crois, toi-même, prendre, sincèrement, la
résolution de suspendre, à jamais, aux broussailles du néant,
les jeux inconcevables de ton imagination de tigre, qui serait
burlesque, si elle n'était pas lamentable ; mais, je sais
aussi que la constance n'a pas fixé, dans tes os, comme une
moelle tenace, le harpon de sa demeure éternelle, et que
tu retombes assez souvent, toi et tes pensées, recouvertes de la
lèpre noire de l'erreur, dans le lac funèbre des sombres
malédictions. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Les plus vieux pilleurs d'épaves
fronçaient le sourcil, d'un air grave, affirmant que les deux
fantômes, dont chacun avait remarqué la vaste envergure des
ailes noires, pendant les ouragans, au-dessus des bancs de sable
et des écueils, étaient le génie de la terre et le génie de
la mer, qui promenaient leur majesté, au milieu des airs,
pendant les grandes révolutions de la nature, unis ensemble par
une amitié éternelle, dont la rareté et la gloire ont
enfanté l'étonnement du câble indéfini des
générations. » (Les Chants de Maldoror -
Chant III)
« le flambeau de la vie s'étant éteint
en moi, je me détachai, de sa tête illustre, comme une branche
morte ; je tombai à terre, sans courage, sans force, sans
vitalité ; mais, avec une profonde pitié pour celui auquel
j'appartenais ; mais, avec une éternelle douleur
pour son égarement volontaire ! ..." » (Les Chants
de Maldoror - Chant III)
« O mon frère, je t'ai pardonné, toi la
cause première de tous mes maux ! se peut-il qu'une rage aveugle
ne puisse enfin dessiller ses propres yeux l J'ai fait beaucoup
de réflexions, dans ma prison éternelle. » (Les
Chants de Maldoror - Chant IV)
« je ne me trompe pas ; et, malgré
les métamorphoses multiples auxquelles tu as recours, toujours
ta tête de serpent reluira devant mes yeux comme un phare d'éternelle
injustice, et de cruelle domination ! Il a voulu prendre les
rênes du commandement, mais il ne sait pas régner ! Il a voulu
devenir un objet d'horreur pour tous les êtres de la création,
et il a réussi. » (Les Chants de Maldoror -
Chant V)
« Dans quelles circonstances nous nous
retrouvions ! Mais ton nom ne fut pas prononcé ! Lui et moi,
nous nous jurâmes une amitié éternelle ; mais,
certes, différente des deux premières dans lesquelles tu avais
été le principal acteur ! Un archange, descendu du ciel et
messager du Seigneur, nous ordonna de nous changer en une
araignée unique, et de venir chaque nuit te sucer la gorge,
jusqu'à ce qu'un commandement venu d'en haut arrêtât le cours
du châtiment. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« l'archange, qui ne s'attendait pas à
cette bonne volonté, sortit des profondeurs de la crevasse sa
tête d'un cran, et répondit : "O Maldoror, est-il enfin
arrivé le jour où tes abominables instincts verront s'éteindre
le flambeau d'injustifiable orgueil qui les conduit à l'éternelle
damnation ! Ce sera donc moi, qui, le premier, raconterai ce
louable changement aux phalanges des chérubins, heureux de
retrouver un des leurs. » (Les Chants de Maldoror -
Chant VI)
Contextes de " éternelles "
« Que puisque je me vantais d'être juste,
moi, qui l'avais condamné au peines éternelles pour une
révolte légère qui n'avait pas eu de suites graves, je devais
donc faire justice sévère sur moi-même, et juger
impartialement ma conscience, chargée d'iniquités... » (Les
Chants de Maldoror - Chant III)
« Les antéchrists, les anges accusateurs,
les peines éternelles, les religions sont le produit du
doute. » (Poésies II)
Contextes de " éternels "
« Apparaissez donc, envergures dérisoires
de châtiments éternels ! ... déploiements emphatiques
d'attributs trop vantés ! Il a manifesté l'incapacité
d'arrêter la circulation de mon sang qui le nargue. » (Les
Chants de Maldoror - Chant II)
« Aux époques antiques et dans les temps
modernes, plus d'une grande imagination humaine vit son génie,
épouvanté, à la contemplation de vos figures symboliques
tracées sur le papier brûlant, comme autant de signes
mystérieux, vivants d'une haleine latente, que ne comprend pas
le vulgaire profane et qui n'étaient que la révélation
éclatante d'axiomes et d'hyéroglyphes éternels, qui ont
existé avant l'univers et qui se maintiendront après
lui. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Combien de fois, depuis cette nuit
passée à la belle étoile, sur une falaise, ne me suis-je pas
mêlé à des troupeaux de pourceaux, pour reprendre, comme un
droit, ma métamorphose détruite ! Il est temps de quitter ces
souvenirs glorieux, qui ne laissent, après leur suite, que la
pâle voie lactée des regrets éternels. » (Les
Chants de Maldoror - Chant IV)
« Toute littérature qui discute les
axiômes éternels est condamnée à ne vivre que
d'elle-même. » (Poésies I)