« Alors, les mers soulèvent leurs eaux, engloutissent dans leurs abîmes les planches ; les ouragans, les tremblements de terre renversent les maisons ; la peste, les maladies diverses déciment les familles priantes. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Bande-lui les yeux, pendant que tu déchireras ses chairs palpitantes ; et, après avoir entendu de longues heures ses cris sublimes, semblables aux râles perçants que poussent dans une bataille les gosiers des blessés agonisants, alors, t'ayant écarté comme une avalanche, tu te précipiteras de la chambre voisine, et tu feras semblant d'arriver à son secours. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Comme alors le repentir est vrai ! » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Alors, tu me déchireras, sans jamais t'arrêter, avec les dents et les ongles à la fois. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Alors, pleins de miséricorde, agenouillez-vous ; et que les hommes, plus nombreux que les poux, fassent de longues prières. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Alors, les chiens, rendus furieux, brisent leurs chaînes, s'échappent des fermes lointaines ; ils courent dans la campagne, çà et là, en proie à la folie. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Oh ! quand tu t'avances, la crête haute et terrible, entouré de tes replis tortueux comme d'une cour, magnétiseur et farouche, roulant tes ondes les unes sur les autres, avec la conscience de ce que tu es, pendant que tu pousses, des profondeurs de ta poitrine, comme accablé d'un remords intense que je ne puis pas découvrir, ce sourd mugissement perpétuel que les hommes redoutent tant, même quand ils te contemplent, en sûreté, tremblants sur le rivage, alors, je vois qu'il ne m'appartient pas, le droit insigne de me dire ton égal. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Nous sommes dans une nuit d'hiver, alors que les éléments s'entre-choquent de toutes parts, que l'homme a peur, et que l'adolescent médite quelque crime sur un de ses amis, s'il est ce que je fus dans ma jeunesse. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Alors, les hommes relèveront peu à peu la tête, en reprenant courage, pour voir celui qui parle ainsi, allongeant le cou comme l'escargot. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« - Va les chercher alors dans l'autre chambre. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Lorsqu'un jeune homme voit, dans les bras de son ami, une femme qu'il idolâtrait, il se met alors à fumer un cigare ; il ne sort pas de la maison, et se noue d'une amitié indissoluble avec la douleur ; cet acte se comprend. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Parle, et, puisque, d'après tes vux les plus chers, l'on ne souffrirait pas, dis en quoi consisterait alors la vertu, idéal que chacun s'efforce d'atteindre, si ta langue est faite comme celle des autres hommes. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Je t'abhorre autant que je le peux ; et je préfère voir un serpent, entrelacé autour de mon cou depuis le commencement des siècles, que non pas tes yeux... Comment ! ... c'est toi, crapaud ! ... gros crapaud ! ... infortuné crapaud ! ... Pardonne ! ... pardonne ! ... Que viens-tu faire sur cette terre où sont les maudits ? Mais, qu'as-tu donc fait de tes pustules visqueuses et fétides, pour avoir l'air si doux ? Quand tu descendis d'en haut, par un ordre supérieur, avec la mission de consoler les diverses races d'êtres existants, tu t'abattis sur la terre, avec la rapidité du milan, les ailes non fatiguées de cette longue, magnifique course ; je te vis ! Pauvre crapaud ! Comme alors je pensais à l'infini, en même temps qu'à ma faiblesse. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« En effet, j'arrache le masque à sa figure traîtresse et pleine de boue, et je fais tomber un à un, comme des boules d'ivoire sur un bassin d'argent, les mensonges sublimes avec lesquels il se trompe lui-même : il est alors compréhensible qu'il n'ordonne pas au calme d'imposer les mains sur son visage, même quand la raison disperse les ténèbres de l'orgueil. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Si la blanchisseuse revient ce soir, comme elle doit le faire, tu les lui remettras ; mais, comme il a plu beaucoup depuis une heure, et qu'il continue de pleuvoir, je ne crois pas qu'elle sorte de chez elle ; alors, elle viendra demain matin. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il reconnaît alors que ce n'est qu'un vain mot, qu'on ne trouve plus même dans le dictionnaire de la poésie, et avoue avec franchise son erreur. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Si j'allais vite pour la dépasser, elle courait presque pour maintenir la distance égale ; mais, si je ralentissais le pas, pour qu'il y eût un intervalle de chemin, assez grand entre elle et moi, alors, elle le ralentissait aussi, et y mettait la grâce de l'enfance. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il est possible que ce ne fût qu'un enfant, et alors la mère est plus coupable encore. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« - Alors, tu n'acquerras rien du tout. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Alors, il se retranche dans son amour-propre, offensé par cette supposition impie qui ne vient que de lui, et il persévère à rester seul, au milieu des tourments, et sans consolation. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Alors, avec une pelle infernale qui accroît mes forces, j'extrais de cette mine inépuisable des blocs de poux, grands comme des montagnes, je les brise à coups de hache, et je les transporte, pendant les nuits profondes, dans les artères des cités. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Alors, cet esprit supérieur, attristé, auquel la familiarité noble de vos conseils fait sentir davantage la petitesse de l'humanité et son incomparable folie, plonge sa tête, blanchie, sur une main décharnée et reste absorbé dans des méditations surnaturelles. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Alors, j'accourus avec empressement, mes mains crispées sur votre blanche gorge. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« O lampe poétique ! toi qui serais mon amie si tu pouvais me comprendre, quand mes pieds foulent le basalte des églises, dans les heures nocturnes, pourquoi te mets-tu à briller d'une manière qui, je l'avoue, me parait extraordinaire ? Tes reflets se colorent, alors, des nuances blanches de la lumière électrique ; l'il ne peut pas te fixer ; et tu éclaires d'une flamme nouvelle et puissante les moindres détails du chenil du Créateur, comme si tu étais en proie à une sainte colère. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Alors, la lampe au bec d'argent reparaît à la surface, et poursuit sa marche, à travers des arabesques élégantes et capricieuses. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Quand faut-il alors que je dorme ? Cependant, la nature a besoin de réclamer ses droits. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Quelquefois je l'oublie, et j'ai remarqué que, ces jours-là, je me sens plus heureux qu'à l'ordinaire ; ma poitrine s'épanouit, libre de toute contrainte, et je respire, plus à l'aise, l'air embaumé des champs ; tandis que, lorsque j'accomplis le pénible devoir, ordonné par mes parents, de t'adresser quotidiennement un cantique de louanges, accompagné de l'ennui inséparable que me cause sa laborieuse invention, alors, je suis triste et irrité, le reste de la journée, parce qu'il ne me semble pas logique et naturel de dire ce que je ne pense pas, et je recherche le recul des immenses solitudes. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il est vrai que, lorsque tu descends en toi-même, pour scruter ta conduite souveraine, si le fantôme d'une injustice passée, commise envers cette malheureuse humanité, qui t'a toujours obéi, comme ton ami le plus fidèle, dresse, devant toi, les vertèbres immobiles d'une épine dorsale vengeresse, ton il hagard laisse tomber la larme épouvantée du remords tardif, et qu'alors, les cheveux hérissés, tu crois, toi-même, prendre, sincèrement, la résolution de suspendre, à jamais, aux broussailles du néant, les jeux inconcevables de ton imagination de tigre, qui serait burlesque, si elle n'était pas lamentable ; mais, je sais aussi que la constance n'a pas fixé, dans tes os, comme une moelle tenace, le harpon de sa demeure éternelle, et que tu retombes assez souvent, toi et tes pensées, recouvertes de la lèpre noire de l'erreur, dans le lac funèbre des sombres malédictions. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Alors, avec une démarche modeste, et les yeux baissés, elle foula l'herbe du gazon, en se dirigeant de mon côté. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Alors, je ne connaissais plus de borne à ma fureur ; il me prenait des accès de cruauté, et je devenais terrible pour celui qui s'approchait de mes yeux hagards, si toutefois il appartenait à ma race. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Quand la place où le vaisseau avait soutenu le combat montra clairement que celui-ci avait été passer le reste de ses jours au rez-de-chaussée de la mer, alors, ceux qui avaient été emportés avec les flots reparurent en partie à la surface. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Avec une émotion croissante, inconnue jusqu'alors, le spectateur, placé sur le rivage, suit cette bataille navale d'un nouveau genre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Alors, d'un commun accord, entre deux eaux, ils glissèrent l'un vers l'autre, avec une admiration mutuelle, la femelle de requin écartant l'eau de ses nageoires, Maldoror battant l'onde avec ses bras ; et retinrent leur souffle, dans une vénération profonde, chacun désireux de contempler, pour la première fois, son portrait vivant. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Alors, il s'élance de la maison, avec la vitesse d'un fou, prend la première direction qui s'offre à sa stupeur, et dévore les plaines rugueuses de la campagne. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Des yeux vengeurs, que la science ignorante appelle météores, répandent une flamme livide, passent en roulant sur eux-mêmes, et articulent des paroles de mystère... qu'il comprend ! Alors, son chevet est broyé par les secousses de son corps, accablé sous le poids de l'insomnie, et il entend la sinistre respiration des rumeurs vagues de la nuit. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Alors, chagrinés de leur tentative infructueuse, au milieu des étoiles qui compatissaient à leur douleur et sous l'il de Dieu, s'embrassaient, en pleurant, l'ange de la terre et l'ange de la mer ! ... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Si les hommes étaient heureux sur cette terre, c'est alors qu'il faudrait s'étonner. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Alors, le Dieu souverain, réveillé, enfin, par toutes ces insultes mesquines, se releva comme il put ; en chancelant, alla s'asseoir sur une pierre, les bras pendants, comme les deux testicules du poitrinaire ; et jeta un regard vitreux, sans flamme, sur la nature entière, qui lui appartenait. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Alors, les coqs et les poules accouraient en foule des divers points du préau, attirés par l'odeur séminale, la renversaient par terre, malgré ses efforts vigoureux, trépignaient la surface de son corps comme un fumier et déchiquetaient, à coups de bec, jusqu'à ce qu'il sortît du sang, les lèvres flasques de son vagin gonflé. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« "Alors, celui qui aurait dû penser davantage à sa dignité et à sa justice, se releva, péniblement, sur son coude fatigué. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Alors, le pou, sortant subitement de derrière un promontoire, me dit, en hérissant ses griffes : "Que penses-tu de cela ?" Mais, moi, je ne voulus pas lui répliquer. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Et encore, quand même une puissance supérieure nous ordonnerait, dans les termes le plus clairement précis, de rejeter, dans les abîmes du chaos, la comparaison judicieuse que chacun a certainement pu savourer avec impunité, même alors, et surtout alors, que l'on ne perde pas de vue cet axiome principal, les habitudes contractées par les ans, les livres, le contact de ses semblables, et le caractère inhérent à chacun, qui se développe dans une efflorescence rapide, imposeraient, à l'esprit humain, l'irréparable stigmate de la récidive, dans l'emploi criminel (criminel, en se plaçant momentanément et spontanément au point de vue de la puissance supérieure) d'une figure de rhétorique que plusieurs méprisent, mais que beaucoup encensent. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Et encore, quand même une puissance supérieure nous ordonnerait, dans les termes le plus clairement précis, de rejeter, dans les abîmes du chaos, la comparaison judicieuse que chacun a certainement pu savourer avec impunité, même alors, et surtout alors, que l'on ne perde pas de vue cet axiome principal, les habitudes contractées par les ans, les livres, le contact de ses semblables, et le caractère inhérent à chacun, qui se développe dans une efflorescence rapide, imposeraient, à l'esprit humain, l'irréparable stigmate de la récidive, dans l'emploi criminel (criminel, en se plaçant momentanément et spontanément au point de vue de la puissance supérieure) d'une figure de rhétorique que plusieurs méprisent, mais que beaucoup encensent. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« le calme du front a disparu pour faire place à deux énormes yeux de poissons qui (n'est-ce pas déplorable ?)... qui... qui se mettent à briller comme des phares ! Souvent, il m'arrivera d'énoncer, avec solennité, les propositions les plus bouffonnes... je ne trouve pas que cela devienne un motif péremptoirement suffisant pour élargir la bouche ! Je ne puis m'empêcher de rire, me répondrez-vous ; j'accepte cette explication absurde, mais, alors, que ce soit un rire mélancolique. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Qu'alors il s'était retiré. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Qui donc alors t'a scalpé ? si c'est un être humain, parce que tu l'as enfermé, pendant vingt ans, dans une prison, et qui s'est échappé pour préparer une vengeance digne de ses représailles, il a fait comme il devait, et je l'applaudis ; seulement, il y a un seulement, il ne fut pas assez sévère. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Au milieu d'efforts surnaturels, pour continuer mon chemin, ce fut alors que je me réveillai, et que je sentis que je redevenais homme. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Alors, mon frère ne connut plus de bornes à sa fureur, et me perdit, dans le cur de nos parents communs, par les calomnies les plus invraisemblables. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« même alors, la prééminence de ma force physique était plutôt un motif de soutenir, à travers le rude sentier de la vie, celui qui s'était donné à moi, que de maltraiter un être visiblement plus faible. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« même alors. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Réfléchis donc qu'alors (je ne fais ici qu'effleurer la question) il ne serait pas impossible que tu eusses signé un traité d'alliance avec l'obstination, cette agréable fille du mulet, source si riche d'intolérance. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« je le voyais maintenant, l'homme à l'encéphale dépourvu de protubérance annulaire ! je recherchais vaguement, dans les replis de ma mémoire, dans quelle contrée torride ou glacée, j'avais déjà remarqué ce bec très-long, large, convexe, en voûte, à arête marquée, onguiculée, renflée et très crochue à son extrémité ; ces bords dentelés, droits ; cette mandibule inférieure, à branches séparées jusqu'auprès de la pointe ; cet intervalle rempli par une peau membraneuse ; cette large poche, jaune et sacciforme, occupant toute la gorge et pouvant se distendre considérablement ; et ces narines très étroites, longitudinales, presque imperceptibles, creusées dans un sillon bazal ! Si cet être vivant, à respiration pulmonaire et simple, à corps garni de poils, avait été un oiseau entier jusqu'à la plante des pieds, et non plus seulement jusqu'aux épaules, il ne m'aurait pas alors été si difficile de le reconnaître : chose très facile à faire, comme vous allez le voir vous-même. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Il était alors capitaine au long cours, et voyageait pour un armateur de Saint-Malo. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Ce n'est pas que mon corps nage dans le lac de la douleur ; passe alors. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Au moins, il est avéré que, pendant le jour, chacun peut opposer une résistance utile contre le Grand Objet Extérieur (qui ne sait pas son nom ?) ; car, alors, la volonté veille à sa propre défense avec un remarquable acharnement. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Quelle monstrueuse aberration de l'imagination t'empêche de me reconnaître ! Tu ne te rappelles donc pas les services importants que je t'ai rendus, par la gratification d'une existence que je fis émerger du chaos, et, de ton côté, le vu, à jamais inoubliable, de ne pas déserter mon drapeau, afin de me rester fidèle jusqu'à la mort ? Quand tu étais enfant (ton intelligence était alors dans sa plus belle phase), le premier, tu grimpais sur la colline, avec la vitesse de l'izard, pour saluer, par un geste de ta petite main, les multicolores rayons de l'aurore naissante. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Oh ! si au lieu d'être un enfer, l'univers n'avait été qu'un céleste anus immense, regardez le geste que je fais du côté de mon bas-ventre : oui, j'aurais enfoncé ma verge, à travers son sphyncter sanglant, fracassant, par mes mouvements impétueux, les propres parois de son bassin ! le malheur n'aurait pas alors soufflé, sur mes yeux aveuglés, des dunes entières de sable mouvant ; j'aurais découvert l'endroit souterrain où gît la vérité endormie, et les fleuves de mon sperme visqueux auraient trouvé de la sorte un océan où se précipiter ! Mais, pourquoi me surprends-je à regretter un état de choses imaginaire et qui ne recevra jamais le cachet de son accomplissement ultérieur ? Ne nous donnons pas la peine de construire de fugitives hypothèses. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« "Oui, ajouta-t-il de nouveau, ma confiance est grande dans cette prochaine rencontre ; alors, on comprendra, mieux qu'auparavant, quel sens il fallait attacher à la séparation temporaire de l'âme et du corps. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Alors le fou recula de quelques pas, comme s'il était la proie d'un insultant cauchemar ; les lignes du bonheur se peignirent sur son visage, ridé par les chagrins ; il s'agenouilla, plein d'humiliation, aux pieds de son protecteur. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« le crabe tourteau, qui, depuis quelque temps, promenait sa vue sur un espace délimité de la côte, aperçut notre héros (celui-ci, alors, se releva de toute la hauteur de sa taille herculéenne), et l'apostropha dans les termes qui vont suivre : "N'essaie pas la lutte et rends-toi. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Et, alors, il circonscrivit ses plongeons dans une baie écartée, à l'extrémité de la pièce d'eau, seul parmi les habitants de l'air, comme il l'était parmi les hommes ! C'est ainsi qu'il préludait à l'incroyable événement de la place Vendôme ! » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Alors, le patient, s'étant aperçu du craquement de ses os, se tut. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Alors, malgré les railleries de ses compagnons, il dénoua le paquet, et en retira l'un après l'autre les membres de Mervyn ! Il était presque étouffé par la gêne de cette position. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Alors, une poutre séculaire, placée sur le comble d'un château, se releva de toute sa hauteur, en bondissant sur elle-même, et demanda vengeance à grands cris. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Si tu souhaites que je sois persuadé que tu as oublié, en revenant chez moi, les chagrins que, sous l'indice des repentirs, je t'ai causés autrefois, crebleu, ramène alors avec toi, cortége sublime, - soutenez-moi, je m'évanouis ! - les vertus offensées, et leurs impérissables redressements. » (Poésies I)
« J'ai vu hier à la poste un gamin qui tenait l'Avenir National entre ses mains avec votre adresse, et alors j'ai résolu de vous écrire. » (Lettre II (10/11/1868))
« Au reste, je suis chez moi à toute heure du jour ; mais vous n'auriez qu'à m'écrire un mot, et il est probable qu'alors je le recevrai presque aussitôt que la demoiselle qui tire le cordon, ou bien avant, si je me rencontre sur le vestibule... » (Lettre III (22/5/1869))