« La perception ne transmet à mon ouïe quune impression dune douceur à fondre les nerfs et la pensée ; un assoupissement ineffable enveloppe de ses pavots magiques, comme dun voile qui tamise la lumière du jour, la puissance active de mes sens et les forces vivaces de mon imagination. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Engourdi par un assoupissement pesant, broyé contre les cailloux, son corps faisait des efforts inutiles pour se relever. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Mais, quand la tempête a poussé verticalement un vaisseau, avec la paume de sa main, jusquau fond de la mer ; si, sur le radeau, il ne reste plus de tout léquipage quun seul homme, rompu par les fatigues et les privations de toute espèce ; si la lame le ballotte, comme une épave, pendant des heures plus prolongées que la vie dhomme ; et, si, une frégate, qui sillonne plus tard ces parages de désolation dune carène fendue, aperçoit le malheureux qui promène sur locéan sa carcasse décharnée, et lui porte un secours qui a failli être tardif, je crois que ce naufragé devinera mieux encore à quel degré fut porté lassoupissement de mes sens. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« - "Mon doux maître, si tu le permets à ton esclave, je vais chercher dans mon appartement un flacon rempli dessence de térébenthine, et dont je me sers habituellement quand la migraine envahit mes tempes, après être revenue du théâtre, ou lorsque la lecture dune narration émouvante, consignée dans les annales britanniques de la chevaleresque histoire de nos ancêtres, jette ma pensée rêveuse dans les tourbières de lassoupissement." » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)