aurore

Contextes de " aurore "

« - Et ce fils aimant, dont les chastes lèvres s’entr’ouvrent à peine aux baisers de l’aurore de vie. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - Non certes, je ne refuse pas ta couche, qui est digne de moi, jusqu’à ce que l’aurore vienne, qui ne tardera point. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Hélas ! que son illusion se prolonge jusqu’au réveil de l’aurore ! Il rêve que les fleurs dansent autour de lui en rond, comme d’immenses guirlandes folles, et l’imprégnent de leurs parfums suaves, pendant qu’il chante un hymne d’amour, entre les bras d’un être humain d’une beauté magique. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« A part ces réserves faites sur le genre de relations plus ou moins intimes que je dois garder avec toi, ma bouche est prête, à n’importe quelle heure du jour, à exhaler, comme un souffle artificiel, le flot de mensonges que ta gloriole exige sévèrement de chaque humain, dès que l’aurore s’élève bleuâtre, cherchant la lumière dans les replis de satin du crépuscule, comme, moi, je recherche la bonté, excité par l’amour du bien. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« silence ! l’image flottante du cinquième idéal se dessine lentement, comme les replis indécis d’une aurore boréale, sur le plan vaporeux de mon intelligence, et prend de plus en plus une consistance déterminée... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Quand elle me parlait des tombes du cimetière, en me disant qu’on respirait dans cette atmosphère les agréables parfums des cyprès et des immortelles, je me gardai de la contredire ; mais, je lui disais que c’était la ville des oiseaux, que, là, ils chantaient depuis l’aurore jusqu’au crépuscule du soir, et que les tombes étaient leurs nids, où ils couchaient la nuit avec leur famille, en soulevant le marbre. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Lorsque l’aurore apparaît, elle me retrouve dans la même position, le corps appuyé verticalement, et debout contre le plâtre de la muraille froide. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Quelle monstrueuse aberration de l’imagination t’empêche de me reconnaître ! Tu ne te rappelles donc pas les services importants que je t’ai rendus, par la gratification d’une existence que je fis émerger du chaos, et, de ton côté, le vœu, à jamais inoubliable, de ne pas déserter mon drapeau, afin de me rester fidèle jusqu’à la mort ? Quand tu étais enfant (ton intelligence était alors dans sa plus belle phase), le premier, tu grimpais sur la colline, avec la vitesse de l’izard, pour saluer, par un geste de ta petite main, les multicolores rayons de l’aurore naissante. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Tous, allez-vous-en dans vos couches respectives, je l’ordonne, afin que je reste seul à côté du malade, jusqu’à l’apparition de l’aurore et du chant du rossignol." » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« La nuit, tu rapporteras la couronne d’albâtre à sa place ordinaire, avec la permission de t’en servir ; mais, le jour, dès que l’aurore illuminera les cités, remets-la sur ton front, comme le symbole de ta puissance. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Dès que l’aurore a paru, les jeunes filles vont cueillir des roses. » (Poésies II)