changement

Contextes de " changement "

« Aucun changement, aucun air empesté n’effleure les rocs escarpés et les vallées immenses de votre identité. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Eux, qui n’avaient jamais osé élever leur vue sur moi, jetaient, s’efforçant de deviner l’énigme, des regards stupéfaits sur ma face abattue, quoiqu’ils n’aperçussent pas le fond de ce mystère, et se communiquaient tout bas des pensées qui redoutaient en moi quelque changement inaccoutumé. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Tel est dans sa forme, plus ou moins concise (mais plus, que moins), l’exact criterium de la consolation extrêmement fortifiante que je m’efforçais de faire naître dans mon esprit, quand je songeais que l’être humain que j’apercevais à une grande distance nager des quatre membres, à la surface des vagues, comme jamais cormoran le plus superbe ne le fit, n’avait, peut-être, acquis le nouveau changement des extrémités de ses bras et de ses jambes, que comme l’expiatoire châtiment de quelque crime inconnu. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Il attend que le crépuscule du matin vienne apporter, par le changement de décors, un dérisoire soulagement à son cœur bouleversé.  » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« L’archange, qui ne s’attendait pas à cette bonne volonté, sortit des profondeurs de la crevasse sa tête d’un cran, et répondit : "O Maldoror, est-il enfin arrivé le jour où tes abominables instincts verront s’éteindre le flambeau d’injustifiable orgueil qui les conduit à l’éternelle damnation ! Ce sera donc moi, qui, le premier, raconterai ce louable changement aux phalanges des chérubins, heureux de retrouver un des leurs. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

Contextes de " changements "

« D’après ce que j’appris plus tard, voici la simple vérité : la prolongation de l’existence, dans cet élément fluide, avait insensiblement amené, dans l’être humain qui s’était lui-même exilé des continents rocailleux, les changements importants, mais, non pas essentiels, que j’avais remarqués, dans l’objet qu’un regard passablement confus m’avait fait prendre, dès les moments primordiaux de son apparition (par une inqualifiable légèreté, dont les écarts engendrent le sentiment si pénible que comprendront facilement les psychologistes et les amants de la prudence) pour un poisson, à forme étrange, non encore décrit dans les classifications des naturalistes ; mais, peut-être, dans leurs ouvrages posthumes, quoique je n’eusse pas l’excusable prétention de pencher vers cette dernière supposition, imaginée dans de trop hypothétiques conditions. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)