courage

Contextes de " courage "

« Ne priez pas pour lui." Beaucoup d'hommes n'auraient peut-être pas eu autant de courage que moi. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Mes yeux se mouillent de larmes abondantes, et je n'ai pas la force de poursuivre ; car, je sens que le moment [est]venu de revenir parmi les hommes, à l'aspect brutal ; mais... courage ! » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Alors, les hommes relèveront peu à peu la tête, en reprenant courage, pour voir celui qui parle ainsi, allongeant le cou comme l'escargot. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Tu comprends, n'est-ce pas, que je n'en ai pas la force ? Remets tes pleurs dans leur fourreau ; sinon, je croirais que tu n'as pas le courage de contempler, avec sang-froid, la grande balafre, occasionnée par un supplice déjà perdu pour moi dans la nuit des temps passés. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Oh ! que je suis faible ! N'importe ; j'aurai cependant la force de soulever le porte-plume, et le courage de creuser ma pensée. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Mais, je veux avoir à la fin ce courage. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Je vous l'ai dit, depuis la vision qui me fit connaître la vérité suprême, assez de cauchemars ont sucé avidement ma gorge, pendant les nuits et les jours, pour avoir encore le courage de renouveler, même par la pensée, les souffrances que j'éprouvai dans cette heure infernale, qui me poursuit sans relâche de son souvenir. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Néanmoins, il se prépare à la lutte avec courage, car son adversaire n'a pas peur. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Il me semblait qu'ils devaient m'entendre ! Il me semblait que ma haine et mes paroles, franchissant la distance, anéantissaient les lois physiques du son, et parvenaient, distinctes, à leurs oreilles, assourdies par les mugissements de l'océan en courroux ! Il me semblait qu'ils devaient penser à moi, et exhaler leur vengeance en impuissante rage ! De temps à autre, je jetais les yeux vers les cités, endormies sur la terre ferme ; et, voyant que personne ne se doutait qu'un vaisseau allait sombrer, à quelques milles du rivage, avec une couronne d'oiseaux de proie et un piédestal de géants aquatiques, au ventre vide, je reprenais courage, et l'espérance me revenait : j'étais donc sûr de leur perte ! Ils ne pouvaient échapper ! Par surcroît de précaution, j'avais été chercher mon fusil à deux coups, afin que, si quelque naufragé était tenté d'aborder les rochers à la nage, pour échapper à une mort imminente, une balle sur l'épaule lui fracassât le bras, et l'empêchât d'accomplir son dessein. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Quel courage ! Quel esprit indomptable ! Comme la fixité de sa tête semblait narguer le destin, tout en fendant avec vigueur l'onde, dont les sillons s'ouvraient difficilement devant lui !... Je l'avais décidé d'avance. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« A la pensée que ce corps inerte pourrait revivre sous sa main, il sent son cœur bondir, sous cette impression excellente, et redouble de courage. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Courage, beau dragon ; enfonce-lui tes griffes vigoureuses, et que le sang se mêle au sang, pour former des ruisseaux où il n'y ait pas d'eau. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« le flambeau de la vie s'étant éteint en moi, je me détachai, de sa tête illustre, comme une branche morte ; je tombai à terre, sans courage, sans force, sans vitalité ; mais, avec une profonde pitié pour celui auquel j'appartenais ; mais, avec une éternelle douleur pour son égarement volontaire !..." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Il a dit que ce jeune homme, broyé dans l'engrenage de mes supplices raffinés, aurait peut-être pu devenir une intelligence de génie ; consoler les hommes, sur cette terre, par des chants admirables de poésie, de courage, contre les coups de l'infortune. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Voyageur, quand tu passeras près de moi, ne m'adresse pas, je t'en supplie, le moindre mot de consolation : tu affaiblirais mon courage. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« A l'heure que j'écris, de nouveaux frissons parcourent l'atmosphère intellectuelle : il ne s'agit que d'avoir le courage de les regarder en face. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« courage ! il y a en toi un esprit peu commun, je t'aime, et je ne désespère pas de ta complète délivrance, pourvu que tu absorbes quelques substances médicamenteuses ; qui ne feront que hâter la disparition des derniers symptômes du mal. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Quoique cependant personne n'ait le droit de m'accuser de manquer de courage. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« le noble animal de la race féline attend son adversaire avec courage, et dispute chèrement sa vie. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Adieu, guerrier illustre ; ton courage dans le malheur inspire de l'estime à ton ennemi le plus acharné ; mais Maldoror te retrouvera bientôt pour te disputer la proie qui s'appelle Mervyn. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Qui aurait désiré lire dans la pensée de ces deux êtres ? le premier ne se cachait pas qu'il avait une mission difficile à accomplir : "Et comment réussir, s'écriait-il, pendant que les vagues grossissantes battaient son refuge temporaire, là où mon maître a vu plus d'une fois échouer sa force et son courage ? Moi, je ne suis qu'une substance limitée, tandis que l'autre, personne ne sait d'où il vient et quel est son but final. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« je remplace la mélancolie par le courage, le doute par la certitude, le désespoir par l'espoir, la méchanceté par le bien, les plaintes par le devoir, le scepticisme par la foi, les sophismes par la froideur du calme et l'orgueil par la modestie. » (Poésies I)

« Exhaler les souffrances d'une splendeur non équilibrée, c'est prouver, ô moribonds des maremmes perverses ! moins de résistance et de courage, encore. » (Poésies I)

« l'amour de la justice n'est, en la plupart des hommes, que le courage de souffrir l'injustice. » (Poésies II)