« Mais non, je savais de reste que les roses heureuses de l’adolescence ne devaient pas fleurir perpétuellement, tressées en guirlandes capricieuses, sur son front modeste et noble, qu’embrassaient avec frénésie toutes les mères. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Alors, chagrinés de leur tentative infructueuse, au milieu des étoiles qui compatissaient à leur douleur et sous l’œil de Dieu, s’embrassaient, en pleurant, l’ange de la terre et l’ange de la mer ! ... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
Contextes de " embrassais "
« Pour toute réponse, je l’enlevais sur mon sein et l’embrassais avec amour. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
Contextes de " embrassait "
« Qui l’aurait dit ! lorsqu’il embrassait un petit enfant, au visage rose, il aurait voulu lui enlever ses joues avec un rasoir, et il l’aurait fait très-souvent, si Justice, avec son long cortége de châtiments, ne l’en eût chaque fois empêché. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« La femme, étonnée de l’aspect majestueux de cet hôte, semblait éprouver des voluptés incomparables, lui embrassait le cou avec frénésie." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Le bruit du galop s’accroissait de plus en plus ; et, comme le cavalier, étreignant la ligne d’horizon, paraissait en vue, dans le champ d’optique qu’embrassait le portail du cimetière, rapide comme un cyclone giratoire, le prêtre des religions plus gravement reprit : "Vous ne semblez pas vous douter que celui-ci, que la maladie força de ne connaître que les premières phases de la vie, et que la fosse vient de recevoir dans son sein, est l’indubitable vivant ; mais, sachez, au moins, que celui-là, dont vous apercevez la silhouette équivoque emportée par un cheval nerveux, et sur lequel je vous conseille de fixer le plus tôt possible les yeux, car il n’est plus qu’un point, et va bientôt disparaître dans la bruyère, quoiqu’il ait beaucoup vécu, est le seul véritable mort." » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
Contextes de " embrasse "
« Il embrasse, avec ses lèvres, ce front couvert de boue, sur lequel les hommes ont marché avec le talon, plein de poussière ! ... » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
Contextes de " embrassent "
« Il ne veut pas que des lèvres humaines embrassent religieusement ses cheveux, parfumés par le souffle de la montagne, pas plus que son front, qui resplendit, en cet instant, comme les étoiles du firmament. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Les voyez-vous comme ils s’embrassent avec effusion ! N’importe ! L’homme à la prunelle de jaspe tient à conserver l’apparence d’un rôle sévère. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
Contextes de " embrasser "
« On ne peut pas t’embrasser d’un coup d’œil. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Il faut savoir embrasser, avec plus de grandeur, l’horizon du temps présent. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Sans vous, il m’aurait fait rouler dans le sable et embrasser la poussière de ses pieds. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il ne lutte plus que faiblement, et l’on voit le moment où son adversaire pourra l’embrasser à son aise, si c’est ce qu’il veut faire. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Quel ne fut pas son étonnement, quand il vit Maldoror, changé en poulpe, avancer contre son corps ses huit pattes monstrueuses, dont chacune, lanière solide, aurait pu embrasser facilement la circonférence d’une planète. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Je voudrais embrasser tes pieds, mais mes bras n’entrelacent qu’une transparente vapeur. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« C’est pour eux que j’avais acheté des pralines, et je veux les embrasser." » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
Contextes de " embrasserai "
« Voudrais-tu relever la tête ? J’embrasserai tes genoux, s’il le faut. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
Contextes de " embrassèrent "
« Arrivés à trois mètres de distance, sans faire aucun effort, ils tombèrent brusquement l’un contre l’autre, comme deux aimants, et s’embrassèrent avec dignité et reconnaissance, dans une étreinte aussi tendre que celle d’un frère ou d’une sœur. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Poitrine divine, souillée, un jour, par l’amer contact des têtons d’une femme sans pudeur ! Ame royale, livrée, dans un moment d’oubli, au crabe de la débauche, au poulpe de la faiblesse de caractère, au requin de l’abjection individuelle, au boa de la morale absente, et au colimaçon monstrueux de l’idiotisme ! Le cheveu et son maître s’embrassèrent étroitement, comme deux amis qui se revoient après une longue absence. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)