« Pendant ce temps, une belle femme nue vint se coucher à mes pieds. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« "Hélas ! hélas ! s’écria la belle femme nue ; qu’as-tu fait ?" Moi, à elle : "Je te préfère à lui ; parce que j’ai pitié des malheureux. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Tout à coup, ils s’arrêtent, regardent de tous les côtés avec une inquiétude farouche, l’œil en feu ; et, de même que les éléphants, avant de mourir, jettent dans le désert un dernier regard au ciel, élevant désespérément leur trompe, laissant leurs oreilles inertes, de même les chiens laissent leurs oreilles inertes, élèvent la tête, gonflent le cou terrible, et se mettent à aboyer, tour à tour, soit comme un enfant qui crie de faim, soit comme un chat blessé au ventre au-dessus d’un toit, soit comme une femme qui va enfanter, soit comme un moribond atteint de la peste à l’hôpital, soit comme une jeune fille qui chante un air sublime, contre les étoiles au nord, contre les étoiles à l’est, contre les étoiles au sud, contre les étoiles à l’ouest ; contre la lune ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Moi, comme les chiens, j’éprouve le besoin de l’infini... Je ne puis, je ne puis contenter ce besoin ! Je suis fils de l’homme et de la femme, d’après ce qu’on m’a dit. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Ta grandeur morale, image de l’infini, est immense comme la réflexion du philosophe, comme l’amour de la femme, comme la beauté divine de l’oiseau, comme les méditations du poète. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« - Femme, je ressens les mêmes impressions que toi ; je tremble qu’il ne nous arrive quelque malheur. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« On m’avait souvent parlé de ce phénomène ; mais, je n’avais jamais eu l’occasion de juger par moi-même de sa véracité, Femme, tu me parlais de malheur ; si malheur plus réel exista dans la longue spirale du temps, c’est le malheur de celui qui trouble maintenant le sommeil de ses semblables... » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« - Femme, as-tu fini ton travail ?
- Il me manque quelques points à cette chemise, quoique nous ayons prolongé la veillée bien tard. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Lorsqu’un jeune homme voit, dans les bras de son ami, une femme qu’il idolâtrait, il se met alors à fumer un cigare ; il ne sort pas de la maison, et se noue d’une amitié indissoluble avec la douleur ; cet acte se comprend. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Fossoyeur, pourquoi pleures-tu ? Pourquoi ces larmes, pareilles à celles d’une femme ? Rappelle-toi-le bien ; nous sommes sur ce vaisseau démâté pour souffrir. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« J’ai vu se ranger, sous les drapeaux de la mort, celui qui fut beau ; celui qui, après sa vie, n’a pas enlaidi ; l’homme, la femme, le mendiant, les fils de rois ; les illusions de la jeunesse, les squelettes des vieillards ; le génie, la folie ; la paresse, son contraire ; celui qui fut faux, celui qui fut vrai ; le masque de l’orgueilleux, la modestie de l’humble ; le vice couronné de fleurs et l’innocence trahie. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Qu’il n’arrive pas le jour où, Lohengrin et moi, nous passerons dans la rue, l’un à côté de l’autre, sans nous regarder, en nous frôlant le coude, comme deux passants pressés ! Oh ! qu’on me laisse fuir à jamais loin de cette supposition ! L’Éternel a créé le monde tel qu’il est : il montrerait beaucoup de sagesse si, pendant le temps strictement nécessaire pour briser d’un coup de marteau la tête d’une femme, il oubliait sa majesté sidérale, afin de nous révéler les mystères au milieu desquels notre existence étouffe, comme un poisson au fond d’une barque. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Un jour, elle me suivait comme de coutume ; les bras musculeux d’une femme du peuple la saisit par les cheveux, comme le tourbillon saisit la feuille, appliqua deux gifles brutales sur une joue fière et muette, et ramena dans la maison cette conscience égarée. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Quand il voit un homme et une femme qui se promènent dans quelque allée de platanes, il sent son corps se fendre en deux de bas en haut, et chaque partie nouvelle aller étreindre un des promeneurs ; mais, ce n’est qu’une hallucination, et la raison ne tarde pas à reprendre son empire. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Son orgueil, ai-je dit, parce qu’il craint qu’en joignant sa vie à un homme ou à une femme, on ne lui reproche tôt ou tard, comme une faute énorme, la conformation de son organisation. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Je suis indigné de n’avoir pas plus de nerfs qu’une femme, et de m’évanouir, comme une petite fille, chaque fois que je réfléchis à ta grande misère. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Quand une femme, à la voix de soprano, émet ses notes vibrantes et mélodieuses, à l’audition de cette harmonie humaine, mes yeux se remplissent d’une flamme latente et lancent des étincelles douloureuses, tandis que dans mes oreilles semble retentir le tocsin de la canonnade. D’où peut venir cette répugnance profonde pour tout ce qui tient à l’homme ? Si les accords s’envolent des fibres d’un instrument, j’écoute avec volupté ces notes perlées qui s’échappent en cadence à travers les ondes élastiques de l’atmosphère. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Une belle femme, que je ne faisais que distinguer, étendait aussi sur moi son influence enchanteresse, et me regardait avec compassion ; cependant, elle n’osait me parler. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Je chassai ensuite, hors de ma maison, cette femme, à coups de fouet, et je ne la revis plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il est temps de serrer les freins à mon inspiration, et de m’arrêter, un instant, en route, comme quand on regarde le vagin d’une femme ; il est bon d’examiner la carrière parcourue, et de s’élancer, ensuite, les membres reposés, d’un bond impétueux. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Lorsque le client était sorti, une femme toute nue se portait au dehors, de la même manière, et se dirigeait vers le même baquet. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Les poules et les coqs, avec leur gosier rassasié, retournaient gratter l’herbe du préau ; la femme, devenue propre, se relevait, tremblante, couverte de blessures, comme lorsqu’on s’éveille après un cauchemar. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Il m’abandonne, dans cette chambre claquemurée, après s’être enveloppé dans les bras d’une femme. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Et quelle femme ! Les draps sont encore moites de leur contact attiédi et portent, dans leur désordre, l’empreinte d’une nuit passée dans l’amour..." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« "Pendant que la nature entière sommeillait dans sa chasteté, lui, il s’est accouplé avec une femme dégradée, dans des embrassements lascifs et impurs. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« La femme, étonnée de l’aspect majestueux de cet hôte, semblait éprouver des voluptés incomparables, lui embrassait le cou avec frénésie." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« "Quand il fut rassasié de respirer cette femme, il voulut lui arracher ses muscles un par un ; mais, comme c’était une femme, il lui pardonna et préféra faire souffrir un être de son sexe. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« "Quand il fut rassasié de respirer cette femme, il voulut lui arracher ses muscles un par un ; mais, comme c’était une femme, il lui pardonna et préféra faire souffrir un être de son sexe. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Poitrine divine, souillée, un jour, par l’amer contact des têtons d’une femme sans pudeur ! Ame royale, livrée, dans un moment d’oubli, au crabe de la débauche, au poulpe de la faiblesse de caractère, au requin de l’abjection individuelle, au boa de la morale absente, et au colimaçon monstrueux de l’idiotisme ! Le cheveu et son maître s’embrassèrent étroitement, comme deux amis qui se revoient après une longue absence. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« En outre, par ses refus perpétuels, il s’était attiré la colère de sa femme, qui s’était bercée de l’espoir d’une récompense, si elle eût pu réussir à engager son mari à ce qu’il prêtât son corps aux passions de la vieille. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« où les as-tu pris ? Un jour, je vis passer devant moi une femme blonde ; elle les avait pareils aux tiens : tu les lui as arrachés. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Tout est expliqué, les grands comme les plus petits détails ; ceux-ci sont indifférents à remettre devant l’esprit, comme, par exemple, l’arrachement des yeux à la femme blonde : cela n’est presque rien ! ... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Mais je n’ignore pas (moi, aussi, je suis savant) qu’un jour, parce qu’il m’avait arrêté la main, au moment où je levais mon poignard pour percer le sein d’une femme, je le saisis par les cheveux avec un bras de fer, et le fis tournoyer dans l’air avec une telle vitesse, que la chevelure me resta dans la main, et que son corps, lancé par la force centrifuge, alla cogner contre le tronc d’un chêne... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Or, après une absence de treize mois, il arriva au foyer conjugal, au moment où sa femme, encore alitée, venait de lui donner un héritier, à la reconnaissance duquel il ne se reconnaissait aucun droit. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Le capitaine ne fit rien paraître de sa surprise et de sa colère ; il pria froidement sa femme de s’habiller, et de l’accompagner à une promenade, sur les remparts de la ville. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Mais, ce n’était qu’une femme. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Tandis que moi, qui suis un homme, en présence d’un drame non moins grand, je ne sais si je conservai assez d’empire sur moi-même, pour que les muscles de ma figure restassent immobiles ! Dès que le scarabée fut arrivé au bas du tertre, l’homme leva son bras vers l’ouest (précisément, dans cette direction, un vautour des agneaux et un grand-duc de Virginie avaient engagé un combat dans les airs), essuya sur son bec une longue larme qui présentait un système de coloration diamantée, et dit au scarabée : "Malheureuse boule ! ne l’as-tu pas fait rouler assez longtemps ? Ta vengeance n’est pas encore assouvie ; et, déjà, cette femme, dont tu avais attaché, avec des colliers de perles, les jambes et les bras, de manière à réaliser un polyèdre amorphe, afin de la traîner, avec tes tarses, à travers les vallées et les chemins, sur les ronces et les pierres (laisse-moi m’approcher pour voir si c’est encore elle ! ), a vu ses os se creuser de blessures, ses membres se polir par la loi mécanique du frottement rotatoire, se confondre dans l’unité de la coagulation, et son corps présenter, au lieu des linéaments primordiaux et des courbes naturelles, l’apparence monotone d’un seul tout homogène qui ne ressemble que trop, par la confusion de ses divers éléments broyés, à la masse d’une sphère ! Il y a longtemps qu’elle est morte ; laisse ces dépouilles à la terre, et prends garde d’augmenter, dans d’irréparables proportions, la rage qui te consume : ce n’est plus de la justice ; car, l’égoïsme, caché dans les téguments de ton front, soulève lentement, comme un fantôme, la draperie qui le recouvre." » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Cette femme nous a trahis, l’un après l’autre. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Mais, sais-tu si, malgré la situation anormale des atomes de cette femme, réduite à pâte de pétrin (il n’est pas maintenant question de savoir si l’on ne croirait pas, à la première investigation, que ce corps ait été augmenté d’une quantité notable de densité plutôt par l’engrenage de deux fortes roues que par les effets de ma passion fougueuse), elle n’existe pas encore ? Tais-toi, et permets que je me venge." » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Quand il se fut éloigné, le pélican s’écria : "Cette femme, par son pouvoir magique, m’a donné une tête de palmipède, et a changé mon frère en scarabée : peut-être qu’elle mérite même de pires traitements que ceux que je viens d’énumérer." » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Vous la faites rougir de ses fils par votre conduite (que, moi, je vénère ! ) ; votre prostitution, s’offrant au premier venu, exerce la logique des penseurs les plus profonds, tandis que votre sensibilité exagérée comble la mesure de la stupéfaction de la femme elle-même. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Le prêtre des religions ouvre le premier la marche, en tenant à la main un drapeau blanc, signe de la paix, et de l’autre un emblème d’or qui représente les parties de l’homme et de la femme, comme pour indiquer que ces membres charnels sont la plupart du temps, abstraction faite de toute métaphore, des instruments très dangereux entre les mains de ceux qui s’en servent, quand ils les manipulent aveuglément pour des buts divers qui se querellent entre eux, au lieu d’engendrer une opportune réaction contre la passion connue qui cause presque tous nos maux. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Une femme s’évanouit et tombe sur l’asphalte. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Femme, ôte-toi de là, et va t’accroupir dans un coin ; tes yeux m’attendrissent, et tu ferais mieux de refermer le conduit de tes glandes lacrymales. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« - "Femme, je ne t’avais pas donné la parole, et tu n’avais pas le droit de la prendre. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Lis, femme ; tu seras plus heureuse que moi, pour chasser le chagrin des jours de notre fils." » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Cette femme s’abaissa et plaça sa tête à l’entrée. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Les perturbations, les anxiétés, les dépravations, la mort, les exceptions dans l’ordre physique ou moral, l’esprit de négation, les abrutissements, les hallucinations servies par la volonté, les tourments, la destruction, les renversements, les larmes, les insatiabilités, les asservissements, les imaginations creusantes, les romans, ce qui est inattendu, ce qu’il ne faut pas faire, les singularités chimiques de vautour mystérieux qui guette la charogne de quelque illusion morte, les expériences précoces et avortées, les obscurités à carapace de punaise, la monomanie terrible de l’orgueil, l’inoculation des stupeurs profondes, les oraisons funèbres, les envies, les trahisons, les tyrannies, les impiétés, les irritations, les acrimonies, les incartades agressives, la démence, le splëen, les épouvantements raisonnés, les inquiétudes étranges, que le lecteur préférerait ne pas éprouver, les grimaces, les névroses, les filières sanglantes par lesquelles on fait passer la logique aux abois, les exagérations, l’absence de sincérité, les scies, les platitudes, le sombre, le lugubre, les enfantements pires que les meurtres, les passions, le clan des romanciers de cours d’assises, les tragédies, les odes, les mélodrames, les extrêmes présentés à perpétuité, la raison impunément sifflée, les odeurs de poule mouillée, les affadissements, les grenouilles, les poulpes, les requins, le simoun des déserts, ce qui est somnambule, louche, nocturne, somnifère, noctambule, visqueux, phoque parlant, équivoque, poitrinaire, spasmodique, aphrodisiaque, anémique, borgne, hermaphrodite, bâtard, albinos, pédéraste, phénomène d’aquarium et femme à barbe, les heures soûles du découragement taciturne, les fantaisies, les âcretés, les monstres, les syllogismes démoralisateurs, les ordures, ce qui ne réfléchit pas comme l’enfant, la désolation, ce mancenillier intellectuel, les chancres parfumés, les cuisses aux camélias, la culpabilité d’un écrivain qui roule sur la pente du néant et se méprise lui-même avec des cris joyeux, les remords, les hypocrisies, les perspectives vagues qui vous broient dans leurs engrenages imperceptibles, les crachats sérieux sur les axiômes sacrés, la vermine et ses chatouillements insinuants, les préfaces insensées, comme celles de Cromwell, de Mlle de Maupin et de Dumas fils, les caducités, les impuissances, les blasphêmes, les asphyxies, les étouffements, les rages,-devant ces charniers immondes, que je rougis de nommer, il est temps de réagir enfin contre ce qui nous choque et nous courbe si souverainement. » (Poésies I)
« Ils mangeaient la femme du laboureur et ses enfants. » (Poésies I)
« L’amour d’une femme est incompatible avec l’amour de l’humanité. » (Poésies II)
« Ils respectaient l’enfance, la vieillesse, ce qui respire comme ce qui ne respire pas, rendaient hommage à la femme, consacraient à la pudeur les parties que le corps se réserve de nommer. » (Poésies II)
« Si je considère l’humanité comme une femme, je ne développerai pas que sa jeunesse est à son déclin, que son âge mûr s’approche. » (Poésies II)
Pour décrire le ciel, il ne faut pas y transporter les matériaux de la terre. » (Poésies II)
Contextes de " femmes "
« Je les ai vus tous à la fois, tantôt, le poing le plus robuste dirigé vers le ciel, comme celui d’un enfant déjà pervers contre sa mère, probablement excités par quelque esprit de l’enfer, les yeux chargés d’un remords cuisant en même temps que haineux, dans un silence glacial, n’oser émettre les méditations vastes et ingrates que recélait leur sein, tant elles étaient pleines d’injustice et d’horreur, et attrister de compassion le Dieu de miséricorde ; tantôt, à chaque moment du jour, depuis le commencement de l’enfance jusqu’à la fin de la vieillesse, en répandant des anathèmes incroyables, qui n’avaient pas le sens commun, contre tout ce qui respire, contre eux-mêmes et contre la Providence, prostituer les femmes et les enfants, et déshonorer ainsi les parties du corps consacrées à la pudeur. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Un soir, il se dirigea vers un cimetière, et les adolescents qui trouvent du plaisir à violer les cadavres de belles femmes mortes depuis peu, purent, s’ils le voulurent, entendre la conversation suivante, perdue dans le tableau d’une action qui va se dérouler en même temps. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« C’est l’heure silencieuse où plus d’un être humain rêve qu’il voit apparaître des femmes enchaînées, traînant leurs linceuls, couverts de taches de sang, comme un ciel noir, d’étoiles. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Arrière... arrière, cette main ! ... Jeune fille, tu n’es pas un ange, et tu deviendras, en somme, comme les autres femmes. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« C’est pourquoi, il ne mêle sa présence, ni parmi les hommes, ni parmi les femmes ; car, sa pudeur excessive, qui a pris jour dans cette idée qu’il n’est qu’un monstre, l’empêche d’accorder sa sympathie brûlante à qui que ce soit. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« La mousse recouvrait ce corps de logis, qui, sans doute, avait été un couvent et servait, à l’heure actuelle, avec le reste du bâtiment, comme demeure de toutes ces femmes qui montraient chaque jour, à ceux qui entraient, l’intérieur de leur vagin, en échange d’un peu d’or. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Il appela, dans la cellule voisine, un jeune homme qui était venu dans cette maison pour passer quelques moments d’insouciance avec une de ces femmes, et lui enjoignit de venir se placer à un pas de ses yeux. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Mais, voici que, du côté opposé, arrivèrent en dansant deux femmes ivres. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Leurs yeux brillaient d’une flamme si noire et si forte, que je ne crus pas d’abord que ces deux femmes appartinssent à mon espèce. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Et, cependant, malgré les bonnes résolutions prises d’avance, comment ne pas reconnaître la force de ces femmes, les muscles de leur bras ? Leur adresse, qui consistait à frapper sur les parties les plus sensibles, comme le visage et le bas-ventre, ne sera mentionnée par moi, que si j’aspire à l’ambition de raconter la totale vérité ! A moins que, appliquant mes lèvres, l’une contre l’autre, surtout dans la direction horizontale (mais, chacun n’ignore pas que c’est la manière la plus ordinaire d’engendrer cette pression), je ne préfère garder un silence gonflé de larmes et de mystères, dont la manifestation pénible sera impuissante à cacher, non seulement aussi bien mais encore mieux que mes paroles (car, je ne crois pas me tromper, quoiqu’il ne faille pas certainement nier en principe, sous peine de manquer aux règles les plus élémentaires de l’habileté, les possibilités hypothétiques d’erreur) les résultats funestes occasionnés par la fureur qui met en œuvre les métacarpes secs et les articulations robustes : quand même on ne se mettrait pas au point de vue de l’observateur impartial et du moraliste expérimenté (il est presque assez important que j’apprenne que je n’admets pas, au moins entièrement, cette restriction plus ou moins fallacieuse), le doute, à cet égard, n’aurait pas la faculté d’étendre ses racines ; car, je ne le suppose pas, pour l’instant, entre les mains d’une puissance surnaturelle, et périrait immanquablement, pas subitement peut-être, faute d’une séve remplissant les conditions simultanées de nutrition et d’absence de matières vénéneuses. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« les petits enfants et les vieilles femmes qui me poursuivent à coups de pierre, poussent ces gémissements lamentables : "Voilà la chevelure de Falmer." » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Les vieilles femmes et les petits enfants. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Moi, je n’aime pas les femmes ! Ni même les hermaphrodites ! Il me faut des êtres qui me ressemblent, sur le front desquels la noblesse humaine soit marquée en caractères plus tranchés et ineffaçables ! Êtes-vous certain que celles qui portent de longs cheveux, soient de la même nature que la mienne ? Je ne le crois pas, et je ne déserterai pas mon opinion. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)