« Cela me trouble le sang et le cerveau... Qui donc, sur la tête, me donne des coups de barre de fer, comme un marteau frappant l’enclume ? » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Bienheureux sont-ils, quand tu ne les enveloppes pas définitivement dans tes plis bouillonnants, pour aller voir, sans chemin de fer, dans tes entrailles aquatiques, comment se portent les poissons, et surtout comment ils se portent eux-mêmes. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Je te remercie, ô rhinolophe, de m’avoir réveillé avec le mouvement de tes ailes, toi, dont le nez est surmonté d’une crête en forme de fer à cheval : je m’aperçois, en effet, que ce n’était malheureusement qu’une maladie passagère, et je me sens avec dégoût renaître à la vie. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Sa place est depuis longtemps marquée, à l’endroit où l’on remarque une potence en fer, à laquelle sont suspendus des chaînes et des carcans. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Je pourrais, soulevant ton corps vierge avec un bras de fer, te saisir par les jambes, te faire rouler autour de moi, comme une fronde, concentrer mes forces en décrivant la dernière circonférence, et te lancer contre la muraille. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« La terre ne lui montre que des illusions et des fantasmagories morales ; mais vous, ô mathématiques concises, par l’enchaînement rigoureux de vos propositions tenaces et la constance de vos lois de fer, vous faites luire, aux yeux éblouis, un reflet puissant de cette vérité suprême dont on remarque l’empreinte dans l’ordre de l’univers. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Chaque quart d’heure, quand un coup de vent, plus fort que les autres, rendant ses accents lugubres à travers le cri des pétrels effarés, disloquait le navire dans un craquement longitudinal, et augmentait les plaintes de ceux qui allaient être offerts en holocauste à la mort, je m’enfonçais dans la joue la pointe aiguë d’un fer, et je pensais secrètement : "Ils souffrent davantage ! " J’avais, au moins, ainsi, un terme de comparaison. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Exécuteur des hautes-œuvres, je lâchai le cordon avec l’expérience apparente d’une vie entière ; et, le fer triangulaire, s’abattant obliquement, trancha trois têtes qui me regardaient avec douceur. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Quelquefois, la grille d’un guichet s’élevait sur elle-même en grinçant, comme par l’impulsion ascendante d’une main qui violentait la nature du fer : un homme présentait sa tête à l’ouverture dégagée à moitié, avançait ses épaules, sur lesquelles tombait le plâtre écaillé, faisait suivre, dans cette extraction laborieuse, son corps couvert. de toiles d’araignées. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Celui qui portera la main sur un de ses semblables, en lui faisant au sein une blessure mortelle, avec le fer homicide, qu’il n’espère point les effets de ma miséricorde, et qu’il redoute les balances de la justice. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Je ne me servirai pas d’armes construites avec le bois ou le fer ; je repousserai du pied les couches de minéraux extraites de la terre : la sonorité puissante et séraphique de la harpe deviendra, sous mes doigts, un talisman redoutable. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Mais je n’ignore pas (moi, aussi, je suis savant) qu’un jour, parce qu’il m’avait arrêté la main, au moment où je levais mon poignard pour percer le sein d’une femme, je le saisis par les cheveux avec un bras de fer, et le fis tournoyer dans l’air avec une telle vitesse, que la chevelure me resta dans la main, et que son corps, lancé par la force centrifuge, alla cogner contre le tronc d’un chêne... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Avec un bras de fer. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« J’acquis de la gloire dans les champs de bataille ; mon nom était devenu redoutable même aux plus intrépides, tant mon artificielle main de fer répandait le carnage et la destruction dans les rangs ennemis. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« A ce point de son chemin, il s’avance dans la rue du faubourg Saint-Denis, laisse derrière lui l’embarcadère du chemin de fer de Strasbourg, et s’arrête devant un portail élevé, avant d’avoir atteint la superposition perpendiculaire de la rue Lafayette. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Savez-vous que, lorsque je songe à l’anneau de fer caché sous la pierre par la main d’un maniaque, un invincible frisson me passe par les cheveux ? » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il escalade la grille avec agilité, et s’embarrasse un instant dans les pointes de fer ; d’un bond, il est sur la chaussée. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« L’anneau de fer du nœud coulant, miroitant aux rayons du soleil, engage à compléter soi-même l’illusion. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« En son nom personnel, malgré elle, il le faut, je viens renier, avec une volonté indomptable, et une ténacité de fer, le passé hideux de l’humanité pleurarde. » (Poésies I)