« La nuit venue, avec son
obscurité propice, ils s'élançaient des cratères, à la crête de porphyre, des
courants sous-marins et laissaient, bien loin derrière eux, le pot de chambre rocailleux
où se démène l'anus constipé des kakatoès humains, jusqu'à ce qu'ils ne
pussent plus distinguer la silhouette suspendue de la planète immonde. » (Les
Chants de Maldoror - Chant III)
« Attends un
peu, et tu vas voir, si j'appelle le kakatoès, au bec crochu." » (Les
Chants de Maldoror - Chant III)
« La circulation
se ranime, et l'on entend les cris joyeux d'un kakatoès des Philippines, perché
sur l'embrasure de la fenêtre. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
Jusqu'à la fin du dix-neuvième siècle, le mot s'écrivait « kakatoès », c'est à partir du vingtième siècle que la graphie « cacatoès » s'est imposée. (dictionnaire Le Robert)
Les cacatoès se trouvent en Australie, en Nouvelle-Guinée, en Indes orientales et aux Philippines. Ils se caractérisent par une huppe érectile et un bec crochu puissant.
On retrouve « kakatoès » dans : Paradis artificiels de Baudelaire(1860), il en est fait mention dans Les enfants du capitaine Grant (1868) et L'île mystérieuse (1874) de Jules Verne.