kakatoès

« La nuit venue, avec son obscurité propice, ils s'élançaient des cratères, à la crête de porphyre, des courants sous-marins et laissaient, bien loin derrière eux, le pot de chambre rocailleux où se démène l'anus constipé des kakatoès humains, jusqu'à ce qu'ils ne pussent plus distinguer la silhouette suspendue de la planète immonde. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Attends un peu, et tu vas voir, si j'appelle le kakatoès, au bec crochu." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« La circulation se ranime, et l'on entend les cris joyeux d'un kakatoès des Philippines, perché sur l'embrasure de la fenêtre. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« kakatoës : (ka-ka-toî) (écrit par l'académie elle-même kakatoès, au mot cacatois), s. m. Terme de zoologie. Genre de la famille des psittacidés, le genre cacatua, BRISSON. Particulièrement, sorte de perroquet remarquable par une huppe formée de longues plumes, jaunes ou rouges, ou blanches, qui se couchent et se redressent au gré de l'oiseau. Ces perroquets kakatoës apprennent difficilement à parler, il y a même des espèces qui ne parlent jamais, BUFF. Ois. t. XI, p. 126. »

Jusqu'à la fin du dix-neuvième siècle, le mot s'écrivait « kakatoès », c'est à partir du vingtième siècle que la graphie « cacatoès » s'est imposée. (dictionnaire Le Robert)

Les cacatoès se trouvent en Australie, en Nouvelle-Guinée, en Indes orientales et aux Philippines. Ils se caractérisent par une huppe érectile et un bec crochu puissant.

On retrouve « kakatoès » dans : Paradis artificiels de Baudelaire(1860), il en est fait mention dans Les enfants du capitaine Grant (1868) et L'île mystérieuse (1874) de Jules Verne.