« Il crut qu'on lui demanda ce qui avait été déjà
fait, et se contenta, ce loup, au muffle monstrueux, de violer à
son tour la virginité de cette enfant délicate. » (Les
Chants de Maldoror - Chant III)
« Cette fois-ci, je m'éloignai définitivement ; mais,
la plante des pieds ne pouvait pas se poser d'une manière sûre
: un autre aurait pu ne pas s'en apercevoir ! Le loup ne passe plus
sous la potence qu'élevèrent, un jour de printemps, les mains
entrelacées d'une épouse et d'une mère, comme quand
il faisait prendre, à son imagination charmée, le chemin
d'un repas illusoire. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« le vol de la fulgore porte-lanterne, le craquement des herbes sèches,
les hurlements intermittents de quelque loup lointain accompagnaient
l'obscurité de notre marche incertaine, à travers la campagne.
» (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Il s'éloigne à pas de loup. » (Les
Chants de Maldoror - Chant VI)
Contextes de " loups "
« Tout à coup, leur visage brûlant, décomposé,
montrant les plus terribles passions, grimacera de telle manière
que les loups auront peur. » (Les Chants de Maldoror -
Chant I)
« Avec des précautions, il est possible d'apprendre à
celui qui croit l'ignorer que les loups et les brigands ne se dévorent
pas entre eux : ce n'est peut-être pas leur coutume. » (Les
Chants de Maldoror - Chant II)
« Non que je te sois jamais infidèle : celle qui se livre
à moi avec tant d'abandon et de confiance, avec autant de confiance
et d'abandon, je me livre à elle ; mais, mets-te le dans la tête,
pour ne jamais l'oublier : les loups et les agneaux ne se regardent
pas avec des yeux doux." » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
Explications possible de l'association des mots « loup » et « potence » : le mot « loup » est aussi le nom d'outils. Le Littré en cite deux, liés à la construction : « Terme de construction. Forte pince courbée avec laquelle on arrache les gros clous. », « Dent de loup, gros clou avec lequel on fixe les poteaux d'une cloison. ».
Lautréamont fait intervenir des loups qui ont peur, image suffisemment étonnante pour que l'on s'y interresse. Il y a dans Frantext d'autres occurrences de cette image :
« C'est le loup des ténèbres, une bête lâche qui a peur du grand jour, un hibou à quatre pattes ! » (J. Verne, Les Enfants du Capitaine Grant, 1868, I, p. 179)
« La nuit mes yeux joyeux font peur au loup hagard. » (V. Hugo, La Fin de Satan, 1885, « Le gibet. Jésus-Christ », p. 843)
