méchant

Contextes de " méchant "

« Il s'aperçut ensuite qu'il était né méchant : fatalité extraordinaire ! » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Au reste, que m'importe d'où je viens ? Moi, si cela avait pu dépendre de ma volonté, j'aurais voulu être plutôt le fils de la femelle du requin, dont la faim est amie des tempêtes, et du tigre, à la cruauté reconnue : je ne serais pas si méchant. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Mais, c'est qu'il aime à te faire du mal, dans la légitime persuasion que tu deviennes aussi méchant que lui, et que tu l'accompagnes dans le gouffre béant de l'enfer, quand cette heure sonnera. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Ils tournent en rond en nageant, ne se perdent pas de vue, et se disent à part soi : "Je me suis trompé jusqu'ici ; en voilà un qui est plus méchant." » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Je ne suis pas si méchant que toi : voilà pourquoi ton génie s'incline de lui-même devant le mien ... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« En effet, je ne suis pas si méchant que toi ! Tu viens de jeter un regard sur la cité bâtie sur le flanc de cette montagne. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Allez, et passez-moi le mot ! l'on devient méchant, je le répète, et les yeux prennent la teinte des condamnés à mort. » (Poésies I)

Contextes de " méchante "

« Une vipère méchante a dévoré ma verge et a pris sa place : elle m'a rendu ennuque, cette infâme. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

Contextes de " méchantes "

« Celui qui chante ne prétend pas que ses cavatines soient une chose inconnue ; au contraire, il se loue de ce que les pensées hautaines et méchantes de son héros soient dans tous les hommes. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

Contextes de " méchants "

« la douleur que tu me causeras ne sera pas comparable au bonheur de savoir, que celui qui me blesse, de ses mains meurtrières, est trempé dans une essence plus divine que celle de ses semblables ! Oui, c'est encore beau de donner sa vie pour un être humain, et de conserver ainsi l'espérance que tous les hommes ne sont pas méchants, puisqu'il y en a eu un, enfin, qui a su attirer, de force, vers soi, les répugnances défiantes de ma sympathie amère !... » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Qui croit-on tromper ici, je le demande avec une lenteur qui s'interpose ? O dadas de bagne ! Bulles de savon ! Pantins en baudruche ! Ficelles usées ! Qu'ils s'approchent, les Konrad, les Manfred, les Lara, les marins qui ressemblent au Corsaire, les Méphistophélès, les Werther, les Don Juan, les Faust, les Iago, les Rodin, les Caligula, les Caïn, les Iridion, les mégères à l'instar de Colomba, les Ahrimane, les manitous manichéens, barbouillés de cervelle, qui cuvent le sang de leurs victimes dans les pagodes sacrées de l'Hindoustan, le serpent, le crapaud et le crocodile, divinités, considérées comme anormales, de l'antique Égypte, les sorciers et les puissances démoniaques du moyen âge, les Prométhée, les Titans de la mythologie foudroyés par Jupiter, les Dieux Méchants vomis par l'imagination primitive des peuples barbares, - toute la série bruyante des diables en carton. » (Poésies I)