« Après avoir de sang-froid regardé plusieurs fois de tous les côtés avec des yeux qui renferment l'expérience, prudemment, la première (car, c'est elle qui a le privilége de montrer les plumes de sa queue aux autres grues inférieures en intelligence), avec son cri vigilant de mélancolique sentinelle, pour repousser l'ennemi commun, elle vire avec flexibilité la pointe de la figure géométrique (c'est peut-être un triangle, mais on ne voit pas le troisième côté que forment dans l'espace ces curieux oiseaux de passage), soit à bâbord, soit à tribord, comme un habile capitaine ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« l'oiseau de passage se repose sur elle avec confiance, et se laisse abandonner à leurs mouvements, pleins d'une grâce fière, jusqu'à ce que les os de ses ailes aient recouvré leur vigueur accoutumée pour continuer le pèlerinage aérien. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Eh bien, va-t'en !... retire-toi de ce sol mobile !... montre enfin ton essence divine, que tu as cachée jusqu'ici ; et, le plus tôt possible, dirige ton vol ascendant vers ta sphère, que nous n'envions point, orgueilleux que tu es ! car, je ne suis pas parvenu à reconnaître si tu es un homme ou plus qu'un homme ! Adieu donc ; n'espère plus retrouver le crapaud sur ton passage. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Arrivée au terme de la rue, elle se retourna lentement, de manière à me barrer le passage. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Rien ne paraît naturel en lui, pas même les muscles de son corps, qui se fraient un passage à travers les contours harmonieux de formes féminines. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« C'était le matin ; le soleil se leva à l'horizon, dans toute sa magnificence, et voilà qu'à mes yeux se lève aussi un jeune homme, dont la présence engendrait des fleurs sur son passage. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il se prirent à bras-le-corps, deux par deux, trois par trois ; c'était le moyen de ne pas sauver leur vie ; car, leurs mouvements devenaient embarrassés, et ils coulaient bas comme des cruches percées... Quelle est cette armée de monstres marins qui fend les flots avec vitesse ? Ils sont six ; leurs nageoires sont vigoureuses, et s'ouvrent un passage, à travers les vagues soulevées. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Un maître de bâteau, à l'aide d'une perche, l'accroche au passage, et le ramène à terre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Si, dans l'accomplissement de ce devoir, il rencontre en chemin la pitié qui veut lui barrer le passage, il cède avec répugnance à ses supplications, et laisse l'homme s'échapper. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Comme la conscience avait été envoyée par le Créateur, je crus convenable de ne pas me laisser barrer le passage par elle. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Qu'il arrive, ce jour fatal où je m'endormirai ! Au réveil mon rasoir, se frayant un passage à travers le cou, prouvera que rien n'était, en effet, plus réel. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Il se trouvait trop loin du rivage pour y revenir, et s'efforçait en vain de suivre les sillons de ton passage, afin de t'atteindre, et reposer un instant sa main sur ton épaule. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Les deux statues, placées à droite et à gauche comme les gardiennes de l'aristocratique villa, ne lui barrent pas le passage. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« le dénoûment va se précipiter ; et, dans ces sortes de récits, où une passion, de quelque genre qu'elle soit, étant donnée, celle-ci ne craint aucun obstacle pour se frayer un passage, il n'y a pas lieu de délayer dans un godet la gomme laque de quatre cents pages banales. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Ce sont des mots comme celui de rêve, néant de la vie, passage terrestre, la préposition peut-être, le trépied désordonné, qui ont infiltré dans vos âmes cette poésie moite des langueurs, pareille à de la pourriture. » (Poésies I)
« Malheur à ceux qui sont gourmands ! A peine est-il entré dans l'âge mûr, l'aristocrate anglais, que sa harpe se brise sous les murs de Missolonghi, après n'avoir cueilli sur son passage que les fleurs qui couvent l'opium des mornes anéantissements. » (Poésies I)
« elle paraît maintenant à la librairie du Petit Journal, et au passage Européen chez Weil et Bloch. » (Lettre I (9/11/1868))