peur

Contextes de " peur "

« contre le voleur, qui s’enfuit au galop de son cheval après avoir commis un crime ; contre les serpents, remuant les bruyères, qui leur font trembler la peau, grincer les dents ; contre leurs propres aboiements, qui leur font peur à eux-mêmes ; contre les crapauds, qu’ils broient d’un seul coup de mâchoire (pourquoi se sont-ils éloignés du marais ?) ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Ce nom est : l’océan ! La peur que tu leur inspires est telle, qu’ils te respectent. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Nous sommes dans une nuit d’hiver, alors que les éléments s’entre-choquent de toutes parts, que l’homme a peur, et que l’adolescent médite quelque crime sur un de ses amis, s’il est ce que je fus dans ma jeunesse. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Tout à coup, leur visage brûlant, décomposé, montrant les plus terribles passions, grimacera de telle manière que les loups auront peur. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« - Mon fils !

- Ah ! mère ! ... j’ai peur !

- Dis-moi vite si tu souffres. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Que dira ta famille, avec ta petite sœur, de te voir si tard arriver ? Lave tes mains, reprends la route qui va où tu dors... Quel est cet être, là-bas, à l’horizon, et qui ose approcher de moi, sans peur, à sauts obliques et tourmentés ; et quelle majesté, mêlée d’une douceur sereine ! Son regard, quoique doux, est profond. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Par conséquent, remets sans peur, entre ses mains, le soin de ton existence : il la conduira d’une manière qu’il connaît. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Néanmoins, il se prépare à la lutte avec courage, car son adversaire n’a pas peur. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Non pas que la haine conduise le fil de mes raisonnements ; mais, j’ai peur, au contraire, de ta propre haine, qui, par un ordre capricieux, peut sortir de ton cœur et devenir immense, comme l’envergure du condor des Andes. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Tantôt, le beuglement de quelque vieille, devenue folle de peur, faisait prime sur le marché. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Juge toi-même si je souffre ! Mais tu me fais peur. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Si tu as un penchant marqué pour le caramel (admirable farce de la nature), personne ne le concevra comme un crime ; mais, ceux dont l’intelligence, plus énergique et capable de plus grandes choses, préfère le poivre et l’arsenic, ont de bonnes raisons pour agir de la sorte, sans avoir l’intention d’imposer leur pacifique domination à ceux qui tremblent de peur devant une musaraigne ou l’expression parlante des surfaces d’un cube. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Pourquoi frémissez-vous de peur, adolescent qui me lisez ? Croyez-vous que je veuille en faire autant envers vous ? Vous vous montrez souverainement injuste... » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Le spectacle dont elle eut la possibilité d’être témoin, mises à part les exagérations malsaines de la peur maternelle, ne pouvait être que navrant, d’après les calculs de mon esprit. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Quand le vent le balance, l’on raconte que les étudiants du quartier Latin, dans la crainte d’un pareil sort, font une courte prière : ce sont des bruits insignifiants auxquels on n’est point tenu de croire, et propres seulement à faire peur aux petits enfants. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)