« Le pélican, dont le généreux pardon m’avait causé beaucoup d’impression, parce que je ne le trouvais pas naturel, reprenant sur son tertre l’impassibilité majestueuse d’un phare, comme pour avertir les navigateurs humains de faire attention à son exemple, et de préserver leur sort de l’amour des magiciennes sombres, regardait toujours devant lui. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« je ne me trompe pas ; et, malgré les métamorphoses multiples auxquelles tu as recours, toujours ta tête de serpent reluira devant mes yeux comme un phare d’éternelle injustice, et de cruelle domination ! Il a voulu prendre les rênes du commandement, mais il ne sait pas régner ! Il a voulu devenir un objet d’horreur pour tous les êtres de la création, et il a réussi. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
Contextes de " phares "
« Les phares de la côte le poursuivront, jusqu’aux limites du septentrion, de leurs reflets sarcastiques, et les feux follets des maremmes, simples vapeurs en combustion, dans leurs danses fantastiques, feront frissonner les poils de ses pores, et verdir l’iris de ses yeux. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« se mettent à briller comme des phares ! Souvent, il m’arrivera d’énoncer, avec solennité, les propositions les plus bouffonnes... je ne trouve pas que cela devienne un motif péremptoirement suffisant pour élargir la bouche ! Je ne puis m’empêcher de rire, me répondrez-vous ; j’accepte cette explication absurde, mais, alors, que ce soit un rire mélancolique. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« C’est ce qui explique pourquoi, tout en louant, sans arrière-pensée, l’intelligence merveilleuse dont il dénote à chaque instant la preuve, lui, un des quatre ou cinq phares de l’humanité, l’on fait, en silence, ses nombreuses réserves sur les applications et l’emploi injustifiables qu’il en a faits sciemment. » (Poésies I)