pitié

Contextes de " pitié "

« "Hélas ! hélas ! s'écria la belle femme nue ; qu'as-tu fait ?" Moi, à elle : "Je te préfère à lui ; parce que j'ai pitié des malheureux. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Ce patriarche observateur, contemporain des premières époques de notre globe suspendu, sourit de pitié, quand il assiste aux combats navals des nations. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Je préfère rester dans l'incertitude, tant il m'inspire de la pitié. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Seul, un jeune homme, plongé dans la rêverie, au milieu de ces personnages de pierre, paraît ressentir de la pitié pour le malheur. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Je venais d'entendre un son ! Un cinquième sens se révélait en moi ! Mais, quel plaisir eussé-je pu trouver d'une pareille découverte ? Désormais, le son humain n'arriva à mon oreille qu'avec le sentiment de la douleur qu'engendre la pitié pour une grande injustice. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Plus tard, quand je connus davantage l'humanité, à ce sentiment de pitié se joignit une fureur intense contre cette tigresse marâtre, dont les enfants endurcis ne savent que maudire et faire le mal. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Si, dans l'accomplissement de ce devoir, il rencontre en chemin la pitié qui veut lui barrer le passage, il cède avec répugnance à ses supplications, et laisse l'homme s'échapper. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« se soûlât ! Pitié pour cette lèvre, souillée dans les coupes de l'orgie ! le hérisson, qui passait, lui enfonça ses pointes dans le dos, et dit : "Ça, pour toi. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« le flambeau de la vie s'étant éteint en moi, je me détachai, de sa tête illustre, comme une branche morte ; je tombai à terre, sans courage, sans force, sans vitalité ; mais, avec une profonde pitié pour celui auquel j'appartenais ; mais, avec une éternelle douleur pour son égarement volontaire !..." » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Enfin, il se dirigea vers le guichet, qui se fendit avec pitié jusqu'au nivellement du sol, en présence de ce corps dépourvu d'épiderme. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Il n'était pas nécessaire que je me tourmentasse la tête, pour fabriquer d'avance les mélancoliques pillules de la pitié ; car, je ne savais pas que cet homme, dont les bras frappaient alternativement l'onde amère, tandis que ses jambes, avec une force pareille à celle que possèdent les défenses en spirale du narval, engendraient le recul des couches aquatiques, ne s'était pas plus volontairement approprié ces extraordinaires formes, qu'elle ne lui avaient été imposées comme supplice. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

« Et, vous hésiteriez à me croire ! D'ailleurs elle est morte ; et le scarabée lui a fait subir un châtiment d'ineffaçable empreinte, malgré la pitié du premier trahi." » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« O misérable ! as-tu attendu jusqu'à cette heure pour entendre les murmures et les complots qui, s'élevant simultanément de la surface des sphères, viennent raser d'une aile farouche les rebords papillacés de ton destructible tympan ? Il n'est pas loin, le jour, où mon bras te renversera dans la poussière, empoisonnée par ta respiration, et, arrachant de tes entrailles une nuisible vie, laissera sur le chemin ton cadavre, criblé de contorsions, pour apprendre au voyageur consterné, que cette chair palpitante, qui frappe sa vue d'étonnement, et cloue dans son palais sa langue muette, ne doit plus être comparée, si l'on garde son sang-froid, qu'au tronc pourri d'un chêne, qui tomba de vétusté ! Quelle pensée de pitié me retient devant ta présence ? Toi-même, recule plutôt devant moi, te dis-je, et va laver ton incommensurable honte dans le sang d'un enfant qui vient de naître : voilà quelles sont tes habitudes. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Mais moi, je ne ressentirai pas de la pitié : ce serait te montrer trop d'estime. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« le jugement, une fois entré dans l'efflorescence de son énergie, impérieux et résolu, sans balancer une seconde dans les incertitudes dérisoires d'une pitié mal placée, comme un procureur général, fatidiquement, les condamne. » (Poésies I)

« Les tragédies excitent la pitié, la terreur, par le devoir. » (Poésies II)

« Jusqu'à présent, l'on a décrit le malheur, pour inspirer la terreur, la pitié. » (Poésies II)

« Les trois points terminateurs me font hausser les épaules de pitié. » (Poésies II)