plume

Contextes de " plume "

« Humains, avez-vous entendu ? il ose le redire avec cette plume qui tremble ! » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Je saisis la plume qui va construire le deuxième chant... instrument arraché aux ailes de quelque pygargue roux ! Mais... qu'ont-ils donc mes doigts ? Les articulations demeurent paralysées, dès que je commence mon travail. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« C'est impossible ! Eh bien, je répète que j'ai besoin d'écrire ma pensée : j'ai le droit, comme un autre, de me soumettre à cette loi naturelle... Mais non, mais non, la plume reste inerte !... Tenez, voyez, à travers les campagnes, l'éclair qui brille au loin. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Rappelons les noms de ces êtres imaginaires, à la nature d'ange, que ma plume, pendant le deuxième chant, a tirés d'un cerveau, brillant d'une lueur émanée d'eux-mêmes. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Or, dans cet endroit que ma plume (ce véritable ami qui me sert de compère) vient de rendre mystérieux, si vous regardez du côté par où la rue Colbert s'engage dans la rue Vivienne, vous verrez, à l'angle formé par le croisement de ces deux voies, un personnage montrer sa silhouette, et diriger sa marche légère vers les boulevards. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« " Les frères, les mains pendantes, restent muets ; tous, la toque surmontée d'une plume arrachée à l'aile de l'engoulevent de la Caroline, avec le pantalon de velours s'arrêtant aux genoux, et les bas de soie rouge, se prennent par la main, et se retirent du salon, ayant soin de ne presser le parquet d'ébène que de la pointe des pieds. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« Mais, comme l'impolitesse ne loge pas dans notre maison, j'ai résolu de prendre la plume, et de vous remercier chaleureusement de l'intérêt que vous prenez pour un inconnu. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« s'il le faisait, il devrait auparavant biffer d'un trait de plume tout ce qu'il a écrit jusqu'ici, en commençant par ses Préfaces absurdes. » (Poésies I)

« C'est un cauchemar qui tient la plume. » (Poésies I)

« Mettez une plume d'oie dans la main d'un moraliste qui soit écrivain de premier ordre. » (Poésies II)

Contextes de " plumes "

« la grue la plus vieille et qui forme à elle seule l'avant-garde, voyant cela, branle la tête comme une personne raisonnable, conséquemment son bec aussi qu'elle fait claquer, et n'est pas contente (moi, non plus, je ne le serais pas à sa place), tandis que son vieux cou, dégarni de plumes et contemporain de trois générations de grues, se remue en ondulations irritées qui présagent l'orage qui s'approche de plus en plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Après avoir de sang-froid regardé plusieurs fois de tous les côtés avec des yeux qui renferment l'expérience, prudemment, la première (car, c'est elle qui a le privilége de montrer les plumes de sa queue aux autres grues inférieures en intelligence), avec son cri vigilant de mélancolique sentinelle, pour repousser l'ennemi commun, elle vire avec flexibilité la pointe de la figure géométrique (c'est peut-être un triangle, mais on ne voit pas le troisième côté que forment dans l'espace ces curieux oiseaux de passage), soit à bâbord, soit à tribord, comme un habile capitaine ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Je t'assure que l'aigle l'aura senti ; le vent emporte la beauté de ses plumes, tâchées de sang. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« A ces mots, ils mirent fin à leur querelle, et ne s'arrachèrent plus les plumes, ni les lambeaux de chair : ils avaient raison d'agir ainsi. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« Heureux celui qui dort paisiblement dans un lit de plumes, arrachées à la poitrine de l'eider, sans remarquer qu'il se trahit lui-même. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

« le hasard fit que le serin ne mourut pas sur le coup ; ce flocon de plumes vivait encore, malgré la maculation sanguine. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)