Auriol, George

Jean-Charles Huyot (Beauvais, 1863 – Paris, 1938) dit George Auriol était poète, journaliste, chansonnier, peintre, pédagogue, conteur et graveur. Il fut secrétaire de rédaction du Chat Noir et laissa son nom dans l’histoire du célèbre cabaret. Une de ses romances, Quand les lilas refleuriront, est restée populaire. Il collabora au Journal et publia des recueils de poésies et de contes (Histoires de rire). Passionné par la flore et la faune, George Auriol puisa dans ces deux thèmes l’essentiel de son inspiration de décorateur de livres et de dessinateur de lettres pour affiches. Il fut un des collaborateurs attitrés de l’imprimeur-lithographe Eugène Verneau. De nombreuses affiches de la Belle Époque – comme celle, en 1899, de La Gitane par Toulouse-Lautrec  – furent lettrées de sa main. De grands éditeurs comme Larousse et Hachette lui demandèrent de décorer leurs encyclopédies et livres d’étrennes reliés. Ce fut lui qui aurait donné l’idée du premier dessin de la Semeuse de Larousse, gravé par Grasset. Vers la fin du XIXe s., George Auriol s’engagea dans la création de caractères typographiques baptisés romains au pinceau, plus tard qualifiés d’écriture typographiée par Francis Thibaudeau. C’est ainsi que de 1901 à 1912, Georges Peignot publia la collection de caractères conçus par Auriol : l’Auriol romain et italique en 1901 et leurs nombreuses variantes (Française légère en 1902, l’Auriol champlevé en 1903, la Française allongée et l’Auriol labeur en 1904) ; puis s’échelonnèrent de 1907 à 1912 les diverses variantes du Robur (noir, allongé, pâle, tigré, Clair de lune large…), tous de la même veine que leur prototype. Les Auriol connurent une grande vogue mais par leur manque de simplicité, voire de lisibilité, ils ne parvinrent pas à faire oublier les caractères classiques (Didots, Elzévirs).

Matthew Carter et Linotype Staff, 1973

Site sur l'histoire des caractères typographiques par J.-F. Porchez

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