bas de casse abrév.: bdc.

1. Au fém. une « bas de casse ». La bas de casse est une lettre dite minuscule (du lat. minusculus, de minor, plus petit), par opposition aux majuscules (du lat. majusculus, de major, plus grand). 2.  Typo. Terme répandu dans les milieux professionnels de l'édition, de la presse et des arts graphiques, spécifiquement utilisé par les typographes, désignant les caractères rangés dans les cassetins situés en bas de la casse (V. casse), par opposition aux capitales (du lat. capitalis, de caput, tête) placées en haut. Au masc. un « bas de casse », ensemble des cassetins où sont groupés les lettres dites minuscules, les chiffres, les ponctuations, les accents, les blocs servant à composer les blancs et les filets. 3. Hist. La capitale, formelle ou cursive (respectivement IIe et Ier s. av. J.-C.), a évolué pour donner naissance à l'onciale (vers le IVe s. apr. J.-C.) dont la lettre e, par exemple, figure déjà la fermeture et la courbe de certaines minuscules. Une étape importante est franchie entre le Ve et VIe s. apr. J.-C. avec l'apparition de la semi-onciale qui comporte dans son alphabet un mélange de ce qui s'appellera plus tard minuscule et majuscule, mais dont les tailles ne sont pas encore différenciées. Au VIIIe s., l'arrivée de la caroline (de Carolus, Charlemagne) marque absolument le schéma de base de nos lettres minuscules, en ce qu'elles s'opposent aux dessins antérieurs des majuscules, dites capitales dès l'époque romaine. Cette évolution s'inscrit au moment de la grande réforme de l'écriture et de la normalisation de tous les alphabets.

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