Baskerville
1. Typo n. déposé. Caractère typographique à fort contraste entre les pleins et les déliés, très bien proportionné. 2. Encycl. Ses empattements triangulaires curvilignes très fins, ajoutés au caractère "romain du roi" dont il est issu (créé par Grandjean en 1693, pour l'usage privé de Louis XIV), le font appartenir à la famille des Didots. Cependant, les Didots étant caractérisés par leur empattement filiforme, certains le classent parmi les Réale (classification Vox, correspondant aux Elzévirs dans la class. Thibaudeau). Apparu au xviiie s. grâce à l'amélioration des presses et de la qualité des papiers, rendant possible son impression dans toutes ses finesses, il est l'œuvre de John Baskerville. Le Baskerville, perçu comme un Didot, "correspond au style classique rigoureux du siècle de Louis XIV où l'on s'inspirait de l'art grec. […]. Il est conseillé pour des articles réclamant un aspect froid, classique et solennel, et, en histoire, pour toute période qui va du classicisme au romantisme." (Manuel de secrétariat de rédaction, Louis Guéry, CFPJ, 3e éd., 1986). Aujourd'hui, le caractère Baskerville est principalement utilisé dans la composition des textes classiques. Les fonderies H. Bertold AG (fondée à Berlin en 1858) et ITC (USA) sont actuellement les deux principaux fondeurs de la police Baskerville.
Exemple : Baskerville ITC New Roman
