héliogravure  

Inventée par Karl Klietsch en 1875, l’héliogravure reprend le principe de la gravure en creux de la taille-douce, procédé artisanal où les plaques de cuivre sont gravées manuellement à l’aide d’outils ou d’un acide. Dans le cas de l’héliogravure, la gravure en creux est chimique et utilise la lumière - technique de la photomécanique - pour fixer l’image sur la plaque de cuivre. C’est aussi un procédé d’impression : les creux de la plaque de métal sont emplis d’encre, une fois sa surface essuyée, l’encre restant dans les creux imprègne le papier. L’intérêt de cette technique est son application industrielle et le fort tirage qui peut en être fait. Dans ce cas, des cylindres en cuivre sont utilisés. Les éléments de texte et d’illustration sont montés en films positifs en tons continus ou en demi-teinte. Ce montage est ensuite copié par insolation sur un support papier ou film. Ce support porteur du montage est appliqué sur le cylindre. Après développement, la surface du cylindre décomposée en petits carrés de même dimension est recouverte de couches de gélatine insolée correspondant à des densités plus ou moins fortes du montage. À l’aide de cela, des machines à graver s’appuyant sur des calculateurs gravent les parties imprimantes du cylindre. Certaines machines sont désormais assistées d’un système électronique avec des têtes mécaniques ou d’un rayon laser pour graver. Après encrage sur tout le cylindre, celui-ci est essuyé par une racle, et l’encre subsistant dans les alvéoles se dépose sur le papier. 

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