Humaniste et imprimeur français (Bourges, vers 1480 - Paris, 1533)
Écrivain,
libraire, graveur de caractères, typographe, professeur de français,
il poursuit ses études à
l’université de Bourges puis
à Bologne et à Rome. À son retour, régent dans plusieurs collèges
parisiens, il propose aux imprimeurs humanistes (dont Henri Ier Estienne) des éditions d’œuvres
qui correspondent à ses préoccupations (Quintilien, Alberti,
Probus), et fait à plusieurs reprises office de correcteur d’épreuves
pour eux.
Au cours d’un second séjour
en Italie, il s’initie à l’art de l’édition, de l’imprimerie et parfait sa technique du dessin. En
1518, il revient à Paris et devient libraire à l’enseigne
"Au pot cassé" jusqu’en 1524. Illustrateur et graveur,
il rédige le Champfleury, traité sur le dessin des lettres
d'imprimerie, publié en 1529 par Gilles de Gourmont. En 1525, il obtient le privilège
de François Ier (qui le nomme Imprimeur du Roi en 1530)
et du pape Clément VII pour la réalisation du livre d’heures
Les Heures de la Vierge imprimé par Simon de Colines, célèbre
pour la qualité de ses ornements. Par la suite, il participe à la révolution typographique
et graphique des années 1530, par ses réflexions sur l’orthographe,
la phonétique, la stylistique. Il propose même une réforme
de l’orthographe. En France, il répand le caractère romain
qu’il enrichit de l’apostrophe, des accents aigus et de la cédille.
Il joue un grand rôle dans la stabilisation des signes de la langue
française. En 1532, il reçoit la charge de "libraire-juré". En 1533, il fait paraître l’Adolescence clémentine et
Briesve doctrine pour deuement escripre selon la propriété
du langaige françois, où il met en pratique les réformes
orthographiques qu’il a soutenues.
