Cette strophe fait évidemment penser à Sade. On ne sait pas avec certitude si Ducasse avait eu accès à l'oeuvre du divin marquis. P. Capretz a cependant fait un rapprochement entre cette scène et le supplice de l'enfant de L'Histoire de Juliette (II, p. 135 de l'édition de 1797) :
«On remarque dans ces deux textes la même recherche dans la cruauté, le même goût pour le sang et les larmes, des feintes semblables, et surtout des victimes également jeunes, faibles et innocentes, Maldoror ne s'attaque jamais qu'à des victimes plus faibles que lui, des enfants, des adolescents, des jeunes filles ; les héros de Sade n'agissent pas autrement» (Quelques sources de Lautréamont, p. 90)
Maurice Blanchot (Lautréamont et Sade, pp. 27, 66) a aussi rapproché ce passage de « Bénédiction » de Baudelaire :
Et, quand je m'ennuierai de ces farces impies,
Je poserai sur lui ma frêle et forte main ;
Et mes ongles pareils aux ongles des harpies,
Sauront jusqu'à son coeur se frayer un chemin.
Jacques Bousquet (Les Thèmes du rêve dans la littérature romantique, p. 528) a montré que le thème sadique s'est considérablement développé à partir de 1870, en dehors de toute influence de Lautréamont, fort méconnu alors.