arracher

Contextes de " arrachai "

« J’arrachai un pou femelle aux cheveux de l’humanité. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« J’étendis l’autre main, et lui arrachai la tête. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Je m’arrachai un muscle entier dans le bras gauche, car je ne savais plus ce que je faisais, tant je me trouvais ému devant cette quadruple infortune. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

Contextes de " arrachaient "

« Nos chevaux, le cou tendu, fendaient les membranes de l’espace, et arrachaient des étincelles aux galets de la plage. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Les cris que m’arrachaient les tortures les laissaient inébranlables ; la perte abondante de mon sang les faisait sourire. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)

Contextes de " arrachant "

« O misérable ! as-tu attendu jusqu’à cette heure pour entendre les murmures et les complots qui, s’élevant simultanément de la surface des sphères, viennent raser d’une aile farouche les rebords papillacés de ton destructible tympan ? Il n’est pas loin, le jour, où mon bras te renversera dans la poussière, empoisonnée par ta respiration, et, arrachant de tes entrailles une nuisible vie, laissera sur le chemin ton cadavre, criblé de contorsions, pour apprendre au voyageur consterné, que cette chair palpitante, qui frappe sa vue d’étonnement, et cloue dans son palais sa langue muette, ne doit plus être comparée, si l’on garde son sang-froid, qu’au tronc pourri d’un chêne, qui tomba de vétusté ! Quelle pensée de pitié me retient devant ta présence ? Toi-même, recule plutôt devant moi, te dis-je, et va laver ton incommensurable honte dans le sang d’un enfant qui vient de naître : voilà quelles sont tes habitudes. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

Contextes de " arrache "

« En effet, j’arrache le masque à sa figure traîtresse et pleine de boue, et je fais tomber un à un, comme des boules d’ivoire sur un bassin d’argent, les mensonges sublimes avec lesquels il se trompe lui-même : il est alors compréhensible qu’il n’ordonne pas au calme d’imposer les mains sur son visage, même quand la raison disperse les ténèbres de l’orgueil. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Donc, Lohengrin, fais ce que tu voudras, agis comme il te plaira, enferme-moi toute la vie dans une prison obscure, avec des scorpions pour compagnons de ma captivité, ou arrache-moi un œil jusqu’à ce qu’il tombe à terre, je ne te ferai jamais le moindre reproche ; je suis à toi, je t’appartiens, je ne vis plus pour moi. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Ah ! l’aigle t’arrache un œil avec son bec, et, toi, tu ne lui avais arraché que la peau ; il fallait faire attention à cela. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

Contextes de " arraché "

« Je saisis la plume qui va construire le deuxième chant... instrument arraché aux ailes de quelque pygargue roux ! Mais... qu’ont-ils donc mes doigts ? Les articulations demeurent paralysées, dès que je commence mon travail. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Ah ! l’aigle t’arrache un œil avec son bec, et, toi, tu ne lui avais arraché que la peau ; il fallait faire attention à cela. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

Contextes de " arrachée "

« " Les frères, les mains pendantes, restent muets ; tous, la toque surmontée d’une plume arrachée à l’aile de l’engoulevent de la Caroline, avec le pantalon de velours s’arrêtant aux genoux, et les bas de soie rouge, se prennent par la main, et se retirent du salon, ayant soin de ne presser le parquet d’ébène que de la pointe des pieds. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

Contextes de " arrachées "

« Heureux celui qui dort paisiblement dans un lit de plumes, arrachées à la poitrine de l’eider, sans remarquer qu’il se trahit lui-même. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

Contextes de " arracher "

« Oh ! comme il est doux d’arracher brutalement de son lit un enfant qui n’a rien encore sur la lèvre supérieure, et, avec les yeux très-ouverts, de faire semblant de passer suavement la main sur son front, en inclinant en arrière ses beaux cheveux !  » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Sauver la vie à quelqu’un, que c’est beau ! Et comme cette action rachète de fautes ! L’homme aux lèvres de bronze, occupé jusque-là à l’arracher de la mort, regarde le jeune homme avec plus d’attention, et ses traits ne lui paraissent pas inconnus. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

« Je voulus m’arracher les cheveux ; mais, il me le défendit avec un regard sévère, et je lui obéis avec respect. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« "Quand il fut rassasié de respirer cette femme, il voulut lui arracher ses muscles un par un ; mais, comme c’était une femme, il lui pardonna et préféra faire souffrir un être de son sexe. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« Il faut savoir arracher des beautés littéraires jusque dans le sein de la mort ; mais ces beautés n’appartiendront pas à la mort. » (Poésies I)

Contextes de " arracheras "

« Comme nourriture astringente et tonique, tu arracheras d’abord les bras de ta mère (si elle existe encore), tu les dépèceras en petits morceaux, et tu les mangeras ensuite, en un seul jour, sans qu’aucun trait de ta figure ne trahisse ton émotion. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

Contextes de " arrachèrent "

« A ces mots, ils mirent fin à leur querelle, et ne s’arrachèrent plus les plumes, ni les lambeaux de chair : ils avaient raison d’agir ainsi. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)

Contextes de " arracheront "

« Chaque goutte de sang rejaillira sur une poitrine humaine, pour effrayer les hommes, et mettre devant eux l’exemple de ma méchanceté ! Ils s’arracheront sans trève des lambeaux et des lambeaux de chair ; mais, la goutte de sang reste ineffaçable, à la même place, et brillera comme un diamant. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)

Contextes de " arrachés "

« De ce trou élargi, il retire successivement les organes intérieurs ; les boyaux, les poumons, le foie et enfin le cœur lui-même sont arrachés de leurs fondements et entraînés à la lumière du jour, par l’ouverture épouvantable. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)

« où les as-tu pris ? Un jour, je vis passer devant moi une femme blonde ; elle les avait pareils aux tiens : tu les lui as arrachés. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)