« Ensuite, on boit le sang en léchant les blessures ; et, pendant ce temps, qui devrait durer autant que léternité dure, lenfant pleure. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Est-ce un délire de ma raison malade, est-ce un instinct secret qui ne dépend pas de mes raisonnements, pareil à celui de laigle déchirant sa proie, qui ma poussé à commettre ce crime ; et pourtant, autant que ma victime, je souffrais ! Adolescent, pardonne-moi. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Ne priez pas pour lui." Beaucoup dhommes nauraient peut-être pas eu autant de courage que moi. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« contre les arbres, dont les feuilles, mollement bercées, sont autant de mystères quils ne comprennent pas, quils veulent découvrir avec leurs yeux fixes, intelligents ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Ils mouraient à soixante ans, et chacun ne manquait pas de sécrier : "Ils ont fait le bien sur cette terre, cest-à-dire quils ont pratiqué la charité : voilà tout, ce nest pas malin, chacun peut en faire autant." » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Je tabhorre autant que je le peux ; et je préfère voir un serpent, entrelacé autour de mon cou depuis le commencement des siècles, que non pas tes yeux... Comment ! ... cest toi, crapaud ! ... gros crapaud ! ... infortuné crapaud ! ... Pardonne ! ... pardonne ! ... Que viens-tu faire sur cette terre où sont les maudits ? Mais, quas-tu donc fait de tes pustules visqueuses et fétides, pour avoir lair si doux ? Quand tu descendis den haut, par un ordre supérieur, avec la mission de consoler les diverses races dêtres existants, tu tabattis sur la terre, avec la rapidité du milan, les ailes non fatiguées de cette longue, magnifique course ; je te vis ! Pauvre crapaud ! Comme alors je pensais à linfini, en même temps quà ma faiblesse. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Lamour de la gloire excuse tout, et peut-être, plus tard, maître de tes semblables, leur feras-tu presque autant de bien que tu leur as fait du mal au commencement ! ...
Maldoror saperçoit que le sang bouillonne dans la tête de son jeune interlocuteur ; ses narines sont gonflées, et ses lèvres rejettent une légère écume blanche. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Les poux sont incapables de commettre autant de mal que leur imagination en médite. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Aux époques antiques et dans les temps modernes, plus dune grande imagination humaine vit son génie, épouvanté, à la contemplation de vos figures symboliques tracées sur le papier brûlant, comme autant de signes mystérieux, vivants dune haleine latente, que ne comprend pas le vulgaire profane et qui nétaient que la révélation éclatante daxiomes et dhyéroglyphes éternels, qui ont existé avant lunivers et qui se maintiendront après lui. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Là, je te permettrai de briller autant quil me sera agréable ; là, tu me nargueras avec un sourire inextinguible ; là, convaincue de lincapacité de ton huile criminelle, tu lurineras avec amertume." » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Non que je te sois jamais infidèle : celle qui se livre à moi avec tant dabandon et de confiance, avec autant de confiance et dabandon, je me livre à elle ; mais, mets-te le dans la tête, pour ne jamais loublier : les loups et les agneaux ne se regardent pas avec des yeux doux." » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Je ne pris pas à ce meurtre autant de plaisir quon pourrait le croire ; et, cétait, précisément, parce que jétais rassasié de toujours tuer, que je le faisais dorénavant par simple habitude, dont on ne peut se passer, mais, qui ne procure quune jouissance légère. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Jen fais autant de cas. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Tant pis, si quelque ombre furtive, excitée par le but louable de venger lhumanité, injustement attaquée par moi, ouvre subrepticement la porte de ma chambre, en frôlant la muraille comme laile dun goëland, et enfonce un poignard, dans les côtes du pilleur dépaves célestes ! Autant vaut que largile dissolve ses atomes, de cette manière que dune autre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Je lavertis de serrer davantage son manteau autour de lui, et lui me fait observer que mon cheval séloigne trop du sien : chacun prend autant dintérêt à la vie de lautre qua sa propre vie ; nous ne rions pas. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Cependant, afin de contenter ma conscience autant que possible, je ne puis mempêcher de faire remarquer que cette dissertation sur le rhinocéros mentraînerait hors des frontières de la patience et du sang-froid, et, de son côté, découragerait probablement (ayons, même, la hardiesse de dire certainement) les générations présentes. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Mais, comme je suis très-impartial, et que je ne te déteste pas autant que je le devrais (si je me trompe, dis-le moi), tu prêtes, malgré toi, loreille à mes discours, comme poussé par une force supérieure. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Aussitôt, elle chancela comme le tourbillon quengendre la marée autour dun roc, ses jambes fléchirent, et, chose merveilleuse à voir, phénomène qui saccomplit avec autant de véracité que je cause avec toi, elle tomba jusquau fond du lac : conséquence étrange, elle ne cueillit plus aucune nymphéacée. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Cest vrai, les maisons existent ; mais ce nest pas un paradoxe daffirmer, à voix basse, que tu ne pourrais en dire autant de ceux qui ny existent plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« En effet, cet amphibie (puisque amphibie il y a, sans quon puisse affirmer le contraire) nétait visible que pour moi seul, abstraction faite des poissons et des cétacés ; car, je maperçus que quelques paysans, qui sétaient arrêtés à contempler mon visage, troublé par ce phénomène surnaturel, et qui cherchaient inutilement à sexpliquer pourquoi mes yeux étaient constamment fixés, avec une persévérance qui paraissait invincible, et qui ne létait pas en réalité, sur un endroit de la mer où ils ne distinguaient, eux, quune quantité appréciable et limitée de bancs de poissons de toutes les espèces, distendaient louverture de leur bouche grandiose, peut-être autant quune baleine. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« En croiras-tu tes propres yeux ? Depuis le jour que je menfuis de la maison paternelle, je ne me plains pas autant que tu le penses dhabiter la mer et ses grottes de cristal. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Cest à la voix de linstinct que les étourneaux obéissent, et leur instinct les porte à se rapprocher toujours du centre du peloton, tandis que la rapidité de leur vol les emporte sans cesse au delà ; en sorte que cette multitude doiseaux, ainsi réunis par une tendance commune vers le même point aimanté, allant et venant sans cesse, circulant et se croisant en tous sens, forme une espèce de tourbillon fort agité, dont la masse entière, sans suivre de direction bien certaine, paraît avoir un mouvement général dévolution sur elle-même, résultant des mouvements particuliers de circulation propres à chacune de ses parties, et dans lequel le centre, tendant perpétuellement à se développer, mais sans cesse pressé, repoussé par leffort contraire des lignes environnantes qui pèsent sur lui, est constamment plus serré quaucune de ces lignes, lesquelles le sont elles-mêmes dautant plus, quelles sont plus voisines du centre. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Pourquoi frémissez-vous de peur, adolescent qui me lisez ? Croyez-vous que je veuille en faire autant envers vous ? Vous vous montrez souverainement injuste... » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Lon ne peut sapercevoir daucun mouvement dans ses ailes : vous ouvririez les yeux comme la porte dun four, que ce serait dautant inutile. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« État dautant plus dangereux quil nest pas soupçonné. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Les philosophes ne sont pas autant que les poètes. » (Poésies II)
« Nos faiblesses nous attachent les uns aux autres autant que pourrait le faire ce qui nest pas la vertu. » (Poésies II)
« Voici pourquoi : parce que, si vous maviez annoncé lautre jour, dans lignorance de ce qui peut arriver de fâcheux aux circonstances où ma personne est placée, que les fonds sépuisaient, je naurais eu garde dy toucher ; mais certainement, jaurais éprouvé autant de joie à ne pas écrire ces trois lettres que vous en auriez éprouvé vous-même à ne pas les lire. » (Lettre III (22/5/1869))