« ou, plutôt, comme un angle à perte de vue de grues frileuses méditant beaucoup, qui, pendant l'hiver, vole puissamment à travers le silence, toutes voiles tendues, vers un point déterminé de l'horizon, d'où tout à coup part un vent étrange et fort, précurseur de la tempête. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Puis, tout à coup, au moment où il s'y attend le moins, d'enfoncer les ongles longs dans sa poitrine molle, de façon qu'il ne meure pas ; car, s'il mourait, on n'aurait pas plus tard l'aspect de ses misères. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Tout à coup, ils s'arrêtent, regardent de tous les côtés avec une inquiétude farouche, l'œil en feu ; et, de même que les éléphants, avant de mourir, jettent dans le désert un dernier regard au ciel, élevant désespérément leur trompe, laissant leurs oreilles inertes, de même les chiens laissent leurs oreilles inertes, élèvent la tête, gonflent le cou terrible, et se mettent à aboyer, tour à tour, soit comme un enfant qui crie de faim, soit comme un chat blessé au ventre au-dessus d'un toit, soit comme une femme qui va enfanter, soit comme un moribond atteint de la peste à l'hôpital, soit comme une jeune fille qui chante un air sublime, contre les étoiles au nord, contre les étoiles à l'est, contre les étoiles au sud, contre les étoiles à l'ouest ; contre la lune ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« contre le voleur, qui s'enfuit au galop de son cheval après avoir commis un crime ; contre les serpents, remuant les bruyères, qui leur font trembler la peau, grincer les dents ; contre leurs propres aboiements, qui leur font peur à eux-mêmes ; contre les crapauds, qu'ils broient d'un coup de mâchoire (pourquoi se sont-ils éloignés du marais ?) ; » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« On ne peut pas t'embrasser d'un coup d'œil. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Tout à coup, leur visage brûlant, décomposé, montrant les plus terribles passions, grimacera de telle manière que les loups auront peur. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Qu'il n'arrive pas le jour où, Lohengrin et moi, nous passerons dans la rue, l'un à côté de l'autre, sans nous regarder, en nous frôlant le coude, comme deux passants pressés ! Oh ! qu'on me laisse fuir à jamais loin de cette supposition ! l'Éternel a créé le monde tel qu'il est : il montrerait beaucoup de sagesse si, pendant le temps strictement nécessaire pour briser d'un coup de marteau la tête d'une femme, il oubliait sa majesté sidérale, afin de nous révéler les mystères au milieu desquels notre existence étouffe, comme un poisson au fond d'une barque. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Lorsque le cocher donne un coup de fouet à ses chevaux, on dirait que c'est le fouet qui fait remuer son bras, et non son bras le fouet. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Un de ces hommes, à l'œil froid, donne un coup de coude à son voisin, et paraît lui exprimer son mécontentement de ces gémissements, au timbre argentin, qui parviennent jusqu'à son oreille. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Ses pieds plongeaient dans une vaste mare de sang en ébullition, à la surface duquel s'élevaient tout à coup, comme des ténias à travers le contenu d'un pot de chambre, deux ou trois têtes prudentes, et qui s'abaissaient aussitôt, avec la rapidité de la flèche : un coup de pied, bien appliqué sur l'os du nez, était la récompense connue de la révolte au règlement, occasionnée par le besoin de respirer un autre milieu ; car, enfin, ces hommes n'étaient pas des poissons ! Amphibies tout au plus, ils nageaient entre deux eaux dans ce liquide immonde !... jusqu'à ce que, n'ayant plus rien dans la main, le Créateur, avec les deux premières griffes du pied, saisît un autre plongeur par le cou, comme dans une tenaille, et le soulevât en l'air, en dehors de la vase rougeâtre, sauce exquise ! Pour celui-là, il faisait comme pour l'autre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Ses pieds plongeaient dans une vaste mare de sang en ébullition, à la surface duquel s'élevaient tout à coup, comme des ténias à travers le contenu d'un pot de chambre, deux ou trois têtes prudentes, et qui s'abaissaient aussitôt, avec la rapidité de la flèche : un coup de pied, bien appliqué sur l'os du nez, était la récompense connue de la révolte au règlement, occasionnée par le besoin de respirer un autre milieu ; car, enfin, ces hommes n'étaient pas des poissons ! Amphibies tout au plus, ils nageaient entre deux eaux dans ce liquide immonde !... jusqu'à ce que, n'ayant plus rien dans la main, le Créateur, avec les deux premières griffes du pied, saisît un autre plongeur par le cou, comme dans une tenaille, et le soulevât en l'air, en dehors de la vase rougeâtre, sauce exquise ! Pour celui-là, il faisait comme pour l'autre. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« C'était une manière ingénieuse de faire comprendre que le premier venu ne pouvait pas sur le coup découvrir votre valeur inestimable. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Chaque quart d'heure, quand un coup de vent, plus fort que les autres, rendant ses accents lugubres à travers le cri des pétrels effarés, disloquait le navire dans un craquement longitudinal, et augmentait les plaintes de ceux qui allaient être offerts en holocauste à la mort, je m'enfonçais dans la joue la pointe aiguë d'un fer, et je pensais secrètement : "Ils souffrent davantage ! " J'avais, au moins, ainsi, un terme de comparaison. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Pris au dépourvu, il se débattit, quelques instants, contre cette étreinte visqueuse, qui se resserrait de plus en plus... je craignais quelque mauvais coup de sa part ; après m'être nourri abondamment des globules de ce sang sacré, je me détachai brusquement de son corps majestueux, et je me cachai dans une caverne, qui, depuis lors, resta ma demeure. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il lui donne un coup de pied et lui fend un œil. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« D'un dernier coup d'aile, il s'est transporté auprès de celui dont je connais le timbre de voix. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Tu viens de lui donner un coup de griffe sec : ce n'est pas trop mal. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Ainsi donc, Maldoror, tu as été vainqueur ! Ainsi donc, Maldoror, tu as vaincu l'Espérance ! Désormais, le désespoir se nourrira de ta substance la plus pure ! Désormais, tu rentres, à pas délibérés, dans la carrière du mal ! Malgré que je sois, pour ainsi dire, blasé sur la souffrance, le dernier coup que tu as porté au dragon n'a pas manqué de se faire sentir en moi. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« l'âne, qui passait, lui donna un coup de pied sur la tempe, et dit : "Ça, pour toi. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Et, quoique deux baobabs, au premier coup d'œil, ne ressemblent pas à deux épingles, ni même à deux tours, cependant, en employant habilement les ficelles de la prudence, on peut affirmer, sans crainte d'avoir tort (car, si cette affirmation était accompagnée d'une seule parcelle de crainte, ce ne serait plus une affirmation ; quoiqu'un même nom exprime ces deux phénomènes de l'âme qui présentent des caractères assez tranchés pour ne pas être confondus légèrement) qu'un baobab ne diffère pas tellement d'un pilier, que la comparaison soit défendue entre ces formes architecturales... » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« C'est ainsi que ce que l'inclination de notre esprit à la farce prend pour un misérable coup d'esprit, n'est, la plupart du temps, dans la pensée de l'auteur, qu'une vérité importante, proclamée avec majesté ! Oh ! ce philosophe insensé qui éclata de rire, en voyant un âne manger une figue ! Je n'invente rien : les livres antiques ont raconté, avec les plus amples détails, ce volontaire et honteux dépouillement de la noblesse humaine. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Oh ! quelle force, en phrases exprimable, fatalement t'entraîna vers ta perte ? Il est presque impossible que je m'habitue à ce raisonnement que tu ne comprennes pas que, plaquant sur le gazon rougi, d'un coup de mon talon, les courbes fuyantes de ta tête triangulaire, je pourrais pétrir un innommable mastic avec l'herbe de la savane et la chair de l'écrasé. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Mes parties offrent éternellement le spectacle lugubre de la turgescence ; nul ne peut soutenir (et combien ne s'en ont-ils pas approchés !) qu'il les a vues à l'état de tranquillité normale, pas même le décrotteur qui m'y porta un coup de couteau dans un moment de délire. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Huit heures ont sonné à l'horloge de la Bourse : ce n'est pas tard ! A peine le dernier coup de marteau s'est-il fait entendre, que la rue, dont le nom a été cité, se met à trembler, et secoue ses fondements depuis la place Royale jusqu'au boulevard Montmartre. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« le hasard fit que le serin ne mourut pas sur le coup ; ce flocon de plumes vivait encore, malgré la maculation sanguine. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Mais, l'homme aux lèvres de saphir a calculé longtemps à l'avance un perfide coup. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« s'il n'était pas bien prouvé qu'il ne fût trop bon pour une de ses créatures, je plaindrais l'homme de la colonne ! celui-ci, d'un coup sec de poignet, ramène à soi la corde ainsi lestée. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« s'il vous plaît, retirez-vous de ma présence, fabricateurs, à la douzaine, de rébus défendus, dans lesquels je n'apercevais pas auparavant, du premier coup, comme aujourd'hui, le joint de la solution frivole. » (Poésies I)
« Il n'en est pas de même du sophisme, - après - coup le gongorisme métaphysique des autoparodistes de mon temps héroïco-burlesque. » (Poésies II)
Contextes de " coups "
« Cela me trouble le sang et le cerveau... Qui donc, sur la tête, me donne des coups de barre de fer, comme un marteau frappant l'enclume ? » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Les ordres emphatiques des supérieurs, les cris des blessés, les coups de canon, c'est du bruit fait exprès pour anéantir quelques secondes. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Ses moindres coups portent. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Dans la crainte qu'il ne devînt plus tard comme les autres hommes, j'avais d'abord résolu de le tuer à coups de couteau, lorsqu'il aurait dépassé l'âge d'innocence. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il se mit à sourire en recevant les coups, et leur parla avec tant de sentiment, d'intelligence sur beaucoup de sciences humaines qu'il avait étudiées et qui montraient une grande instruction dans celui qui n'avait pas encore franchi le seuil de la jeunesse, et sur les destinées de l'humanité où il dévoila entière la noblesse poétique de son âme, que ses gardiens, épouvantés jusqu'au sang de l'action qu'ils avaient commise, délièrent ses membres brisés, se traînèrent à ses genoux, en demandant un pardon qui fut accordé, et s'éloignèrent, avec les marques d'une vénération qui ne s'accorde pas ordinairement aux hommes. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Alors, avec une pelle infernale qui accroît mes forces, j'extrais de cette mine inépuisable des blocs de poux, grands comme des montagnes, je les brise à coups de hache, et je les transporte, pendant les nuits profondes, dans les artères des cités. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Les coups de tonnerre éclataient au milieu des éclairs, et ne pouvaient surpasser le bruit des lamentations qui s'entendaient sur la maison sans bases, sépulcre mouvant. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« le navire en détresse tire des coups de canon d'alarme ; mais, il sombre avec lenteur... avec majesté. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« le navire en détresse tire des coups de canon d'alarme ; mais, il sombre avec lenteur... avec majesté. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Chacun se dit qu'une fois dans l'eau, il ne pourra plus respirer ; car, d'aussi loin qu'il fait revenir sa mémoire, il ne se reconnaît aucun poisson pour ancêtre ; mais, il s'exhorte à retenir son souffle le plus longtemps possible, afin de prolonger sa vie de deux ou trois secondes ; c'est là l'ironie vengeresse qu'il veut adresser à la mort... le navire en détresse tire des coups de canon d'alarme ; mais, il sombre avec lenteur... avec majesté. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« le navire en détresse tire des coups de canon d'alarme ; mais, il sombre avec lenteur... avec majesté. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il ne tire plus des coups de canon, il ne sombre pas. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il me semblait qu'ils devaient m'entendre ! Il me semblait que ma haine et mes paroles, franchissant la distance, anéantissaient les lois physiques du son, et parvenaient, distinctes, à leurs oreilles, assourdies par les mugissements de l'océan en courroux ! Il me semblait qu'ils devaient penser à moi, et exhaler leur vengeance en impuissante rage ! De temps à autre, je jetais les yeux vers les cités, endormies sur la terre ferme ; et, voyant que personne ne se doutait qu'un vaisseau allait sombrer, à quelques milles du rivage, avec une couronne d'oiseaux de proie et un piédestal de géants aquatiques, au ventre vide, je reprenais courage, et l'espérance me revenait : j'étais donc sûr de leur perte ! Ils ne pouvaient échapper ! Par surcroît de précaution, j'avais été chercher mon fusil à deux coups, afin que, si quelque naufragé était tenté d'aborder les rochers à la nage, pour échapper à une mort imminente, une balle sur l'épaule lui fracassât le bras, et l'empêchât d'accomplir son dessein. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Quels coups de rame ! J'aperçois ce que c'est. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« A droite, à gauche, elle lance des coups de dent qui engendrent des blessures mortelles. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Il me craint, et je le crains ; chacun, sans être vaincu, a éprouvé les rudes coups de son adversaire, et nous en restons là. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Je chassai ensuite, hors de ma maison, cette femme, à coups de fouet, et je ne la revis plus. » (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Les enfants la poursuivent à coups de pierre, comme si c'était un merle. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Les enfants la poursuivent, à coups de pierre, comme si c'était un merle. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Les enfants la poursuivent à coups de pierre, comme si c'était un merle. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Vole à fleur de terre autour de lui, et, avec les coups de ta queue écaillée de serpent, achève-le, si tu peux. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Alors, les coqs et les poules accouraient en foule des divers points du préau, attirés par l'odeur séminale, la renversaient par terre, malgré ses efforts vigoureux, trépignaient la surface de son corps comme un fumier et déchiquetaient, à coups de bec, jusqu'à ce qu'il sortît du sang, les lèvres flasques de son vagin gonflé. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Il a dit que ce jeune homme, broyé dans l'engrenage de mes supplices raffinés, aurait peut-être pu devenir une intelligence de génie ; consoler les hommes, sur cette terre, par des chants admirables de poésie, de courage, contre les coups de l'infortune. » (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Quand le pied glisse sur une grenouille, l'on sent une sensation de dégoût ; mais, quand on effleure, à peine, le corps humain, avec la main, la peau des doigts se fend, comme les écailles d'un bloc de mica qu'on brise à coups de marteau ; et, de même que le cœur d'un requin, mort depuis une heure, palpite encore, sur le pont, avec une vitalité tenace, ainsi nos entrailles se remuent de fond en comble, longtemps après l'attouchement. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« Les cheveux grisonnants de la plus vieille flottaient au vent, comme les lambeaux d'une voile déchirée, et les chevilles de l'autre claquaient entre elle, comme les coups de queue d'un thon sur la dunette d'un vaisseau. » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« les petits enfants et les vieilles femmes qui me poursuivent à coups de pierre, poussent ces gémissements lamentables : "Voilà la chevelure de Falmer." » (Les Chants de Maldoror - Chant IV)
« je portai ma présence dans les combats, afin d'offrir ma poitrine aux coups. » (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Il voulait d'abord prendre un marteau, mais c'est un instrument trop léger, tandis qu'avec un objet plus lourd, si le cadavre donne signe de vie, il le posera sur le sol et le mettra en poussière à coups d'enclume. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« je me roulais sur le tapis et donnais des coups de pied à mon cheval en bois. » (Poésies I)
« elle ne se mêle pas aux événements de la politique, à la manière dont on gouverne un peuple, ne fait pas allusion aux périodes historiques, aux coups d'État, aux régicides, aux intrigues des cours. » (Poésies II)