jaguar

Contextes de " jaguar "

« Chaque fois que j’ai lu Shakspeare, il m’a semblé que je déchiquète la cervelle d’un jaguar. » (Poésies II)

 


Le jaguar est un archétype de la cruauté animale. On trouve par exemple chez Buffon cette présentation des « animaux cruels » :

« Le genre des animaux cruels est l' un des plus nombreux et des plus variés ; le mal semble, ici comme ailleurs, se reproduire sous toutes sortes de formes et se revêtir de plusieurs natures. Le lion et le tigre, comme espèces isolées, sont en première ligne ; toutes les autres, savoir les panthères, les onces, les léopards, les guépards, les lynx, les caracals, les jaguars, les couguars, les ocelots, les servals, les margays et les chats ne font qu' une même et méchante famille, dont les différentes branches se sont plus ou moins étendues, et ont plus ou moins varié suivant les différents climats : tous ces animaux se ressemblent par le naturel, quoiqu' ils soient très-différents pour la grandeur et par la figure ; ils ont tous les yeux étincelants, le museau court, et les ongles aigus, courbés et rétractibles ; ils sont tous nuisibles, féroces, indomptables ; le chat, qui en est la dernière et la plus petite espèce, quoique réduit en servitude, n' en est ni moins perfide ni moins volontaire ; le chat sauvage a conservé le caractère de la famille : il est aussi cruel, aussi méchant, aussi déprédateur en petit, que ses consanguins le sont en grand ; ils sont tous également carnassiers, également ennemis des autres animaux. » (Buffon, De la dégéneration des animaux, Oeuvres de Buffon, éd. Parent-Desbarres, 1868, p. 139)

Sur l'image poétique du jaguar, on lira les poèmes de Leconte de Lisle « Le jaguar » (1862) et « Le rêve du jaguar » (1872) recueillis dans les Poèmes barbares.



Illustration de Trois ans dans les pampas d'Amérique de G. de Chaumont (Paris : Lecène : Oudin, 1889)