Contextes de " larme "
« Cependant, une larme brûlante a roulé sur la
joue de cet adolescent, qui vient de blasphémer. »; (Les
Chants de Maldoror - Chant II)
« Si on lui demande pourquoi il a pris la solitude pour compagne,
ses yeux se lèvent vers le ciel, et retiennent avec peine une larme
de reproche contre la Providence ; mais, il ne répond pas à
cette question imprudente, qui répand, dans la neige de ses paupières,
la rougeur de la rose matinale. »; (Les Chants de Maldoror - Chant
II)
« Celui-ci lui fait comprendre, sans parler, qu'il reprendra sa forme
primitive, à mesure qu'il montera vers le ciel ; laisse tomber une
larme, qui rafraîchit le front de celui qui lui a donné
la gangrène ; et disparaît peu à peu, comme un vautour,
en s'élevant au milieu des nuages. »; (Les Chants de Maldoror
- Chant II)
« Il est vrai que, lorsque tu descends en toi-même, pour scruter
ta conduite souveraine, si le fantôme d'une injustice passée,
commise envers cette malheureuse humanité, qui t'a toujours obéi,
comme ton ami le plus fidèle, dresse, devant toi, les vertèbres
immobiles d'une épine dorsale vengeresse, ton œil hagard laisse
tomber la larme épouvantée du remords tardif, et qu'alors,
les cheveux hérissés, tu crois, toi-même, prendre,
sincèrement, la résolution de suspendre, à jamais,
aux broussailles du néant, les jeux inconcevables de ton imagination
de tigre, qui serait burlesque, si elle n'était pas lamentable ;
mais, je sais aussi que la constance n'a pas fixé, dans tes os,
comme une moelle tenace, le harpon de sa demeure éternelle, et que
tu retombes assez souvent, toi et tes pensées, recouvertes de la
lèpre noire de l'erreur, dans le lac funèbre des sombres
malédictions. »; (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« Quelquefois, dans une nuit d'orage, pendant que des légions
de poulpes ailés, ressemblant de loin à des corbeaux, planent
au-dessus des nuages, en se dirigeant d'une rame raide vers les cités
des humains, avec la mission de les avertir de changer de conduite, le
caillou, à l'œil sombre, voit deux êtres passer à la
lueur de l'éclair, l'un derrière l'autre ; et, essuyant une
furtive larme de compassion, qui coule de sa paupière glacée,
il s'écrie : "Certes, il le mérite ; et ce n'est que
justice." »; (Les Chants de Maldoror - Chant II)
« le besoin de pleurer s'empara de moi si fortement, que mes yeux
laissèrent tomber une larme. »; (Les Chants de Maldoror
- Chant IV)
« Tandis que moi, qui suis un homme, en présence d'un drame
non moins grand, je ne sais si je conservai assez d'empire sur moi-même,
pour que les muscles de ma figure restassent immobiles ! Dès que
le scarabée fut arrivé au bas du tertre, l'homme leva son
bras vers l'ouest (précisément, dans cette direction, un
vautour des agneaux et un grand-duc de Virginie avaient engagé un
combat dans les airs), essuya sur son bec une longue larme qui présentait
un système de coloration diamantée, et dit au scarabée
: "Malheureuse boule ! ne l'as-tu pas fait rouler assez longtemps
? Ta vengeance n'est pas encore assouvie ; et, déjà, cette
femme, dont tu avais attaché, avec des colliers de perles, les jambes
et les bras, de manière à réaliser un polyèdre
amorphe, afin de la traîner, avec tes tarses, à travers les
vallées et les chemins, sur les ronces et les pierres (laisse-moi
m'approcher pour voir si c'est encore elle ! ), a vu ses os se creuser de
blessures, ses membres se polir par la loi mécanique du frottement
rotatoire, se confondre dans l'unité de la coagulation, et son corps
présenter, au lieu des linéaments primordiaux et des courbes
naturelles, l'apparence monotone d'un seul tout homogène qui ne
ressemble que trop, par la confusion de ses divers éléments
broyés, à la masse d'une sphère ! Il y a longtemps
qu'elle est morte ; laisse ces dépouilles à la terre, et
prends garde d'augmenter, dans d'irréparables proportions, la rage
qui te consume : ce n'est plus de la justice ; car, l'égoïsme,
caché dans les téguments de ton front, soulève lentement,
comme un fantôme, la draperie qui le recouvre." »; (Les
Chants de Maldoror - Chant V)
« Un sanglier frôla nos habits à toute course, et une
larme tomba de son œil, quand il me vit avec toi : je ne m'expliquais
pas sa conduite. »; (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« Les trois Marguerite ne laissaient écouler aucune larme,
et leur visage ne perdait point sa fraîcheur pourprée ; non... »;
(Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il verse une larme à la mémoire des auteurs
sauvages. »; (Poésies II)
Contextes de " larmes "
« Rien n'est si bon que son sang, extrait comme je viens de le dire,
et tout chaud encore, si ce ne sont ses larmes, amères comme
le sel. »; (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« En outre, ne te souviens-tu pas d'avoir un jour, dans tes réflexions
lugubres, porté la main, creusée au fond, sur ta figure maladive
mouillée par ce qui tombait des yeux ; laquelle main ensuite se
dirigeait fatalement vers la bouche, qui puisait à longs traits,
dans cette coupe, tremblante comme les dents de l'élève qui
regarde obliquement celui qui est né pour l'oppresser, les larmes
? »; (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« On dirait les larmes de celle qui aime le plus ; mais, les
larmes de l'enfant sont meilleures au palais. »; (Les Chants
de Maldoror - Chant I)
« On dirait les larmes de celle qui aime le plus ; mais, les
larmes de l'enfant sont meilleures au palais. »; (Les Chants
de Maldoror - Chant I)
« Donc, puisque ton sang et tes larmes ne te dégoûtent
pas, nourris-toi, nourris-toi avec confiance des larmes et du sang
de l'adolescent. »; (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Donc, puisque ton sang et tes larmes ne te dégoûtent
pas, nourris-toi, nourris-toi avec confiance des larmes et du sang
de l'adolescent. »; (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Tu lui délieras les mains, aux nerfs et aux veines gonflées,
tu rendras la vue à ses yeux égarés, en te remettant
à lécher ses larmes et son sang. »; (Les Chants
de Maldoror - Chant I)
« Celle-ci s'appelle Prostitution." Les larmes
dans les yeux, la rage dans le cœur, je sentis naître en moi une
force inconnue. »; (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Mes yeux se mouillent de larmes abondantes, et je n'ai pas
la force de poursuivre ; car, je sens que le moment [est]venu de revenir
parmi les hommes, à l'aspect brutal ; mais... courage ! »; (Les
Chants de Maldoror - Chant I)
« Fossoyeur, pourquoi pleures-tu ? Pourquoi ces larmes, pareilles
à celles d'une femme ? Rappelle-toi-le bien ; nous sommes sur ce
vaisseau démâté pour souffrir. »; (Les Chants
de Maldoror - Chant I)
« Jusqu'ici, je ne l'ai pas pu ; car, chaque fois que je l'ai voulu,
d'abondantes larmes tombaient sur le papier, et mes doigts tremblaient,
sans que ce fût de vieillesse. »; (Les Chants de Maldoror
- Chant II)
« Je ne vois pas des larmes sur ton visage, beau comme la fleur
du cactus, et tes paupières sont sèches, comme le lit du
torrent ; mais, je distingue, au fond de tes yeux, une cuve, pleine de
sang, où bout ton innocence, mordue au cou par un scorpion de la
grande espèce. »; (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« la terre semble manquer à ses pieds, et quand même
il le voudrait, il ne pourrait retenir ses larmes et ses sentiments
: »; (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Ils pleuraient des larmes silencieuses ; ils sentaient vaguement
que je n'étais plus le même, devenu inférieur à
mon identité. »; (Les Chants de Maldoror - Chant III)
« Et, cependant, malgré les bonnes résolutions prises
d'avance, comment ne pas reconnaître la force de ces femmes, les
muscles de leur bras ? Leur adresse, qui consistait à frapper sur
les parties les plus sensibles, comme le visage et le bas-ventre, ne sera
mentionnée par moi, que si j'aspire à l'ambition de raconter
la totale vérité ! A moins que, appliquant mes lèvres,
l'une contre l'autre, surtout dans la direction horizontale (mais, chacun
n'ignore pas que c'est la manière la plus ordinaire d'engendrer
cette pression), je ne préfère garder un silence gonflé
de larmes et de mystères, dont la manifestation pénible
sera impuissante à cacher, non seulement aussi bien mais encore
mieux que mes paroles (car, je ne crois pas me tromper, quoiqu'il ne faille
pas certainement nier en principe, sous peine de manquer aux règles
les plus élémentaires de l'habileté, les possibilités
hypothétiques d'erreur) les résultats funestes occasionnés
par la fureur qui met en œuvre les métacarpes secs et les articulations
robustes : quand même on ne se mettrait pas au point de vue de l'observateur
impartial et du moraliste expérimenté (il est presque assez
important que j'apprenne que je n'admets pas, au moins entièrement,
cette restriction plus ou moins fallacieuse), le doute, à cet égard,
n'aurait pas la faculté d'étendre ses racines ; car, je ne
le suppose pas, pour l'instant, entre les mains d'une puissance surnaturelle,
et périrait immanquablement, pas subitement peut-être, faute
d'une séve remplissant les conditions simultanées de nutrition
et d'absence de matières vénéneuses. »; (Les
Chants de Maldoror - Chant IV)
« Toi et moi, nous verserons pour elle, pour cette vierge aimée
(mais, je n'ai pas de preuves pour établir qu'elle soit vierge),
deux larmes incoercibles, deux larmes de plomb. »; (Les
Chants de Maldoror - Chant V)
« Toi et moi, nous verserons pour elle, pour cette vierge aimée
(mais, je n'ai pas de preuves pour établir qu'elle soit vierge),
deux larmes incoercibles, deux larmes de plomb. »; (Les
Chants de Maldoror - Chant V)
« Des larmes coulent maintenant sur ses joues un peu décolorées,
et tombent sur tes draps : le souvenir est quelquefois plus amer que la
chose. »; (Les Chants de Maldoror - Chant V)
« - "Trois étoiles au lieu d'une signature, s'écrie
Mervyn ; et une tâche de sang au bas de la page ! " Des larmes
abondantes coulent sur les curieuses phrases que ses yeux ont dévorées,
et qui ouvrent à son esprit le champ illimité des horizons
incertains et nouveaux. »; (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Il console le fou avec une compassion feinte, et essuie ses larmes
avec son propre mouchoir. »; (Les Chants de Maldoror - Chant VI)
« Les perturbations, les anxiétés, les dépravations,
la mort, les exceptions dans l'ordre physique ou moral, l'esprit de négation,
les abrutissements, les hallucinations servies par la volonté, les
tourments, la destruction, les renversements, les larmes, les insatiabilités,
les asservissements, les imaginations creusantes, les romans, ce qui est
inattendu, ce qu'il ne faut pas faire, les singularités chimiques
de vautour mystérieux qui guette la charogne de quelque illusion
morte, les expériences précoces et avortées, les obscurités
à carapace de punaise, la monomanie terrible de l'orgueil, l'inoculation
des stupeurs profondes, les oraisons funèbres, les envies, les trahisons,
les tyrannies, les impiétés, les irritations, les acrimonies,
les incartades agressives, la démence, le splëen, les épouvantements
raisonnés, les inquiétudes étranges, que le lecteur
préférerait ne pas éprouver, les grimaces, les névroses,
les filières sanglantes par lesquelles on fait passer la logique
aux abois, les exagérations, l'absence de sincérité,
les scies, les platitudes, le sombre, le lugubre, les enfantements pires
que les meurtres, les passions, le clan des romanciers de cours d'assises,
les tragédies, les odes, les mélodrames, les extrêmes
présentés à perpétuité, la raison impunément
sifflée, les odeurs de poule mouillée, les affadissements,
les grenouilles, les poulpes, les requins, le simoun des déserts,
ce qui est somnambule, louche, nocturne, somnifère, noctambule,
visqueux, phoque parlant, équivoque, poitrinaire, spasmodique, aphrodisiaque,
anémique, borgne, hermaphrodite, bâtard, albinos, pédéraste,
phénomène d'aquarium et femme à barbe, les heures
soûles du découragement taciturne, les fantaisies, les âcretés,
les monstres, les syllogismes démoralisateurs, les ordures, ce qui
ne réfléchit pas comme l'enfant, la désolation, ce
mancenillier intellectuel, les chancres parfumés, les cuisses aux
camélias, la culpabilité d'un écrivain qui roule sur
la pente du néant et se méprise lui-même avec des cris
joyeux, les remords, les hypocrisies, les perspectives vagues qui vous
broient dans leurs engrenages imperceptibles, les crachats sérieux
sur les axiômes sacrés, la vermine et ses chatouillements
insinuants, les préfaces insensées, comme celles de Cromwell,
de Mlle de Maupin et de Dumas fils, les caducités, les impuissances,
les blasphêmes, les asphyxies, les étouffements, les rages,-devant
ces charniers immondes, que je rougis de nommer, il est temps de réagir
enfin contre ce qui nous choque et nous courbe si souverainement. »;
(Poésies I)
« Oui, bonnes gens, c'est moi qui vous ordonne de brûler, sur
une pelle, rougie au feu, avec un peu de sucre jaune, le canard du doute,
aux lèvres de vermouth, qui, répandant, dans une lutte mélancolique
entre le bien et le mal, des larmes qui ne viennent pas du cœur,
sans machine pneumatique, fait, partout, le vide universel. »; (Poésies
I)
« page 7 ligne 10 : Au lieu de: si ce n'est ces larmes
il faut si ce n'est ses. »; (Lettre II (10/11/1868))