ongle

Les ongles constituent un instrument de torture tout naturel :

« On doit laisser pousser ses ongles pendant quinze jours. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Puis, tout à coup, au moment où il s’y attend le moins, d’enfoncer les ongles longs dans sa poitrine molle, de façon qu’il ne meure pas ; car, s’il mourait, on n’aurait pas plus tard l’aspect de ses misères. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

« Alors, tu me déchireras, sans jamais t’arrêter, avec les dents et les ongles à la fois. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)

La scène évoque « Bénédiction » de Baudelaire :

« Et, quand je m'ennuierai de ces farces impies,
Je poserai sur lui ma frêle et forte main ;
Et mes ongles, pareils aux ongles des harpies,
Sauront jusqu'à son coeur se frayer un chemin. »

Autres occurrences :

« Ma mère, impatientée de ces retards qui, cependant, étaient indispensables, brisait ses ongles contre les planches. » (Les Chants de Maldoror - Chant VI)

« ... Et tout cela, je le répète, pour une bagatelle insignifiante de formalité ! Présenter dix ongles secs au lieu de cinq, la belle affaire ; après avoir réfléchi beaucoup, je confesse qu’elle m’a paru remplie d’une notable quantité d’importance nulle. » (Lettre III (22/5/1869))