« Je pris une grosse pierre ; après
bien des efforts, je la soulevai avec peine jusquà la
hauteur de ma poitrine ; je la mis sur
lépaule avec les bras. » (Les Chants de Maldoror
- Chant I)
« Puis, tout à coup, au moment où il
sy attend le moins, denfoncer les ongles longs dans
sa poitrine molle, de façon quil ne meure
pas ; car, sil mourait, on naurait pas plus tard
laspect de ses misères. » (Les Chants de Maldoror
- Chant I)
« Chaque matin, quand le soleil se lève
pour les autres, en répandant la joie et la chaleur salutaires
dans toute la nature, tandis qu'aucun de mes traits ne bouge, en
regardant fixement l'espace plein de ténèbres, accroupi vers le
fond de ma caverne aimée, dans un désespoir qui m'enivre comme
le vin, je meurtris de mes puissantes mains ma poitrine
en lambeaux. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Oh ! Quand tu tavances, la
crête haute et terrible, entouré de tes replis tortueux comme
dune cour, magnétiseur et farouche, roulant tes ondes les
unes sur les autres, avec la conscience de ce que tu es, pendant
que tu pousses, des profondeurs de ta poitrine,
comme accablé dun remords intense que je ne puis pas
découvrir, ce sourd mugissement perpétuel que les hommes
redoutent tant, même quand ils te contemplent, en sûreté,
tremblants sur le rivage, alors, je vois quil ne
mappartient pas, le droit insigne de me dire ton
égal. » (Les Chants de Maldoror - Chant I)
« Ô poulpe, au regard de soie ! toi,
dont lâme est inséparable de la mienne ; toi, le
plus beau des habitants du globe terrestre, et qui commandes à
un sérail de quatre cents ventouses ; toi, en qui siégent
noblement, comme dans leur résidence naturelle, par un commun
accord, dun lien indestructible, la douce vertu
communicative et les grâces divines, pourquoi nes-tu pas
avec moi, ton ventre de mercure contre ma poitrine
daluminium, assis tous les deux sur quelque rocher du
rivage, pour contempler ce spectacle que jadore ! »
(Les Chants de Maldoror - Chant I)
«- Lorsque le sauvage pélican se résout à
donner sa poitrine à dévorer à ses petits,
n'ayant pour témoin que celui qui sut créer un pareil amour,
afin de faire honte aux hommes, quoique le sacrifice soit grand,
cet acte se comprend. » (Les Chants de Maldoror - Chant
I)
« Donne-moi la mort, pour faire repentir
mon audace : je découvre ma poitrine et
j'attends avec humilité. » (Les Chants de Maldoror -
Chant II)
« Chaque goutte de sang rejaillira sur une
poitrine humaine, pour effrayer les hommes, et
mettre devant eux l'exemple de ma méchanceté ! Ils
s'arracheront sans trève des lambeaux et des lambeaux de
chair ; mais, la goutte de sang reste ineffaçable, à la
même place, et brillera comme un diamant. » (Les Chants
de Maldoror - Chant II)
«Il croyait voir une armée de pélicans qui
s'abattaient sur sa poitrine, et la lui
déchiraient. » (Poésies I)