« Je saisis la plume qui va construire le deuxième chant...
instrument arraché aux ailes de quelque pygargue roux ! Mais...
qu'ont-ils donc mes doigts ? Les articulations demeurent paralysées,
dès que je commence mon travail. » (Les Chants de Maldoror
- Chant II)
Dans un poème dédié à Garibaldi (« la Voix de Guernesey », repris sous le titre « Mentana » dans Actes et Paroles II en 1875 mais primitivement publié en plaquette en novembre 1867), Victor Hugo écrit, à propos de la défaite de Garibaldi à Mentana :
Et tandis que les rois, joyeux et désastreux,
Font une fête auguste et triomphale entre eux
Les bêtes du sépulcre ont leur vil rendez-vous ;
Le feux, la louche orfraie, et le pygargue roux,
L'âpre autour, les milans, féroces hirondelles,
Volent droit au charnier...
C'est
là sans doute l'origine du pygargue roux, qui n'est pas une
appellation enregistrée par les naturalistes. Rappelons également
que le pygargue à tête blanche est l'emblème des Etats-Unis
d'Amérique.